AMON
Oui ; pour ne te pas trahir, Notre amitié m'engage à te désobéir.
Chansons!' .
. DAMOW.
Je te dis vrai.
■ . léanme:
' Mais...
DAWOH.
Sur le mariage , Voici tout ce que doit penser un homme sage. On peut s'en trouver mal , on peut s'en trouver bien : Mais on doit; en formant ce dangereux lien,' A tout événement s'attendre sans rien craindre, Et si te malheur vient, le souffrir sans se plaindre.
l-PASDBE.
La maxime est fort belle, et j'en fais fort grand cas; Je crois qu'en temps et lieu tu la pratiqueras : Pour moi qui n'en-veux porot, DamoD, je t'en con- Sers^moi. - [jure,
i oamon.
Me crois-tu donc capable d'imposture ?
Qui? moi, j'irois, d'an ton faussement langoureux', Feindre que ta maltresse est l'objet de mes vœux ! Non. A tous mes discours la vérité préside; Je ne veux point passer pour un ami perfide. Et que diroit Julie apprenant mon amour, Quand je la presserais sur un tendre retour ï Jesuis sûr que mes soins ne pourraient rien sur elle; Qu'elle mourrait plutôt que de t'Êtr'e infidèle. Mais enfin supposons que, sensible à mes vœux, . Son coeur pat balancer à choisir de nous deux, Que ferai-je pour lors?
Comme un autre moi-même , Tu m'en Avertiras.
BAMON-
Et supposé que j'aime:
En me voyant aimé, serai-jc sûr de moi? Ou , si je puis encore agir de bonne foi , Des que je-serai sûr d'Être aimé de Julie , Devrai-je l'en payer par une perfidie?
Cela me fait-frémir. •>
LÉAtTOBJ.
Si Julie est constante ', Mes vœux seront remplis,j'aurai l'âme contente; Si soit cœur peut «danger, je perdrai sans douleur Un infidèle objet qui ferait mon malheur.
Cela tournera mal. De ce que tu médites,
Ami, pour toi, pour moi , j'appréhende lés suites.
L Ë ANDRE
Oh ! ventrebleu ! c'est trop raisonner sur ce point ; Je vous crus mon ami, mais vous ne l'êtes point.
Il faut quitter ce titre, ou bien il faut te rendre.
DAHON.
Mon amitié m'engagea ne m|en plus défendre; Je vais pour te servir employer tous mes soins, Je n'épargnerai rien : mais souviens-toi du moins Des efforts que j'ai faits pour sauver à Julie Cette outrageante épreuve où la met ta folie. Tu de vois l'épouser quand je serais ici ; Tune peux,' de long-temps peut-être, être éclairai. Sur quel prétexte encor prétends-tu qu'on diffère ?
léandbe.
Comme dépuis long-temps je médite l'affaire , Lolive s'est chargé...
DAHON.
Lolive est du secret ? Il est en bonnes mains.
. • ' LÉANDBÎ.
. C'est un garçon discret.
Nous avons feint tous'deux qu'un petit héritage L'obhgeôit d'aller faire en Touraine un voyage.; Le beau-père futur, trompé par nos discours, M'a demandé pour lut congé pour quinze jours. J'ai paru l'accorder à Lolive avec peine.
- . * DAMOB.
Que diable produira son voyage en Touraine? Ton père, le voyant, voudra savoir pourquoi...
Xbârdbb.
Il ne le Terra point; de concert avec moi , Lolive s'est caché. Ta présence m'engage A, lui faire aujourd'hui terminer son voyage ; Il va se remontrer, je l'ai fait avertir.
DAHOU.
Je ne vois pas a quoi cela doit aboutir.
LÉANURB.
Patience, attendons.
DAHOIT.
Quelqu'un vient.
LÉAlfDHB.
C'est Lolive.
> Cm deux ritnea temlulae» de suite qal ne M tmuteat pas ditu I» édition» miénea™ à celle du Louvre, ITBT. UM>,
» additions indiqué» p»r l'ao-