‹ Œuvres choisies de DestouchesChapitre 580 sur 1244 · AMON · texte numérisé non relu

AMON

Oui ; pour ne te pas trahir, Notre amitié m'engage à te désobéir.

Chansons!' .

. DAMOW.

Je te dis vrai.

■ . léanme:

' Mais...

DAWOH.

Sur le mariage , Voici tout ce que doit penser un homme sage. On peut s'en trouver mal , on peut s'en trouver bien : Mais on doit; en formant ce dangereux lien,' A tout événement s'attendre sans rien craindre, Et si te malheur vient, le souffrir sans se plaindre.

l-PASDBE.

La maxime est fort belle, et j'en fais fort grand cas; Je crois qu'en temps et lieu tu la pratiqueras : Pour moi qui n'en-veux porot, DamoD, je t'en con- Sers^moi. - [jure,

i oamon.

Me crois-tu donc capable d'imposture ?

Qui? moi, j'irois, d'an ton faussement langoureux', Feindre que ta maltresse est l'objet de mes vœux ! Non. A tous mes discours la vérité préside; Je ne veux point passer pour un ami perfide. Et que diroit Julie apprenant mon amour, Quand je la presserais sur un tendre retour ï Jesuis sûr que mes soins ne pourraient rien sur elle; Qu'elle mourrait plutôt que de t'Êtr'e infidèle. Mais enfin supposons que, sensible à mes vœux, . Son coeur pat balancer à choisir de nous deux, Que ferai-je pour lors?

Comme un autre moi-même , Tu m'en Avertiras.

BAMON-

Et supposé que j'aime:

En me voyant aimé, serai-jc sûr de moi? Ou , si je puis encore agir de bonne foi , Des que je-serai sûr d'Être aimé de Julie , Devrai-je l'en payer par une perfidie?

Cela me fait-frémir. •>

LÉAtTOBJ.

Si Julie est constante ', Mes vœux seront remplis,j'aurai l'âme contente; Si soit cœur peut «danger, je perdrai sans douleur Un infidèle objet qui ferait mon malheur.

Cela tournera mal. De ce que tu médites,

Ami, pour toi, pour moi , j'appréhende lés suites.

L Ë ANDRE

Oh ! ventrebleu ! c'est trop raisonner sur ce point ; Je vous crus mon ami, mais vous ne l'êtes point.

Il faut quitter ce titre, ou bien il faut te rendre.

DAHON.

Mon amitié m'engagea ne m|en plus défendre; Je vais pour te servir employer tous mes soins, Je n'épargnerai rien : mais souviens-toi du moins Des efforts que j'ai faits pour sauver à Julie Cette outrageante épreuve où la met ta folie. Tu de vois l'épouser quand je serais ici ; Tune peux,' de long-temps peut-être, être éclairai. Sur quel prétexte encor prétends-tu qu'on diffère ?

léandbe.

Comme dépuis long-temps je médite l'affaire , Lolive s'est chargé...

DAHON.

Lolive est du secret ? Il est en bonnes mains.

. • ' LÉANDBÎ.

. C'est un garçon discret.

Nous avons feint tous'deux qu'un petit héritage L'obhgeôit d'aller faire en Touraine un voyage.; Le beau-père futur, trompé par nos discours, M'a demandé pour lut congé pour quinze jours. J'ai paru l'accorder à Lolive avec peine.

- . * DAMOB.

Que diable produira son voyage en Touraine? Ton père, le voyant, voudra savoir pourquoi...

Xbârdbb.

Il ne le Terra point; de concert avec moi , Lolive s'est caché. Ta présence m'engage A, lui faire aujourd'hui terminer son voyage ; Il va se remontrer, je l'ai fait avertir.

DAHOU.

Je ne vois pas a quoi cela doit aboutir.

LÉANURB.

Patience, attendons.

DAHOIT.

Quelqu'un vient.

LÉAlfDHB.

C'est Lolive.

> Cm deux ritnea temlulae» de suite qal ne M tmuteat pas ditu I» édition» miénea™ à celle du Louvre, ITBT. UM>,

» additions indiqué» p»r l'ao-

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