LE CURIEUX IMPERTINENT, ACTE II, SCENE VI
De pouvoir en cela figurer avec eux- • Sois tranquille , te dis-je.
LOUVE
Ohl non, je ne puis l'être, Et je, prétends enfin faire comme mon maître, Examiner Hérine , et vo'(r ai sa vertu... caispiN.
Examiner Nérme! Et comment feras-tu ï
LOLIVE.
Tu feindras de. l'aimer, et tu' me viendras tore Ce que sur son esprit tes soins pourront produire. Mon maître entait de même , et le tien, dès ce jour. Doit feindre pour Julie un violent amour ; Je te l'ai déjà dk. :
CSISMIT.
Ahl quelle extravagance !
Qui diable a jamais vn pareille impertinence ?
LOLIVE.
Enfin , pour contenter mes désirs curieux , C'est sur toi , mou enfant , que j'ai jeté les yen*.
LZAiniBi.
Pauvre sot ! Je te plains. Regarde bien ma mine ; Peux- tu croire qu'en vain j'attaquerai Hérine? Un regard, die ea tient : lu risques trop, ma foi. Crois-moi , prends un rival aussi mal fait que toi
. LOLIVE.
Cesse de badiner, la chose est résolue.
, , CRISPIMl
Mais je lui donnerai tout d'un coup dans la vue.
LOUVE
Peut-être.
ceisprs.
Tu le veux , il faut te contenter, Et , pour y réussir, je m'en vais-m'apprêter.