‹ Œuvres choisies de DestouchesChapitre 628 sur 1244 · I.ÉÀNDKE · texte numérisé non relu

I.ÉÀNDKE

Et qui donc ?

JULIE

Votre ami.

Le démentirez- vous ?

MEHINK.

Cela pourrait bien être ; Ne l'en défiez pas.

I/SAXDUH.

Le perfide , le traître !

A qui seul j'ai , par choix , confié mon secret !

JULIE

Il est donc vrai, cruel?

LÉ ANDES

Ami trop indiscret !

Je t'avois regardé comme un autre moi-même : Mais il ne m'a trahi que parce qu'il vous aime.

JOLIE

Ah! laissez-lui le soin de se justifier : Mais vous...

Vous savez tout j que puis-je vous nier? J'ai combattu long-temps contre une ardeur nou- Et l'amour me contraint à vous être infidèle; [velte, Mon changement devient une nécessité.

NÊRMVB, a put.

Non , l'on ne vit jamais menteur plus effronté.

Ah! je l'avois prévu ! je m'y devois attendre.

En épousant Damon , vengez-vous de Léandre : Vous nous rendez ainsi justice à tous les deux, Et vous me punirez en le rendant heureux.

JULIE

Ah ! ne présumez pas que mon cœur s'abandonne A suivre par dépit l'exemple qu'on me donne. Non, dans ses premiers feux mon cœur veut per- Je vous justifierais, osant vous imiter, [sister; Quelque indigne que Soit l'affront que vous me faites, Je vous aime toujours , tout ingrat que vous êtes. Ah ! cruel , si ton cœur s'ouvrait au repentir , S'il t'échappoit du moins une larme , un soupir !...

LÉANDRE 1 à paît.

Cet excès de bonté me confond et m'accable ;

De feindre plus long-temps je ne suis plus capable.

( Haut. )

JULIE

Je rougis d'un si honteux aveu.

LÉA.NDBE.

Il faut vous en faire un...

JULIE

Adieu, perfide, adieu.

HBHIITI.

Malgré votre inconstance , on vous aime à la rage. Tenez -vous gai.

LEANDHE.

Nérine !

herine.

Adieu, petit volage.

LEANDRE

Tout conspire à mes vœux , tout Datte mon dessein ; On m'aime , je le vois , et j'en suis sur enfin, Pendant notre entretien , pour garder le silence , Que mon cœur pénétré s'est fait de violence ! Ah! pour douter du sien, je n'ai plusde raisons. Quelle tranquillité succède à mes soupçons! O curiosité ! qu'on met au rang des vices , Vous devenez pour moi la source des délices , Le remède aux soupc.ons, aux paniques terreurs , Et la pierre de touche où l'onconnolt les cœurs.

Page 1