‹ Œuvres choisies de DestouchesChapitre 678 sur 1244 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

CÉLIMKNE , NER1NE.

néhinx.

Oui , j'ai si bien parlé , qu'enfin madame Argante A quitté le dessein de s'unir à Dorante, Et par un effort triste, et pour elle, et pour vous, Consent que de Julie il devienne l'époux; Même elle ■ fait venir sur-le-champ son notaire , Afin de terminer aujourd'hui cette affaire.

CÉLIMÈME.

Il épouse ma sœur? Eh! qui l'eût cru, dis-moi, Après qu'il m'a donné sa parole et sa foi ?

ITBEinE.

L'aventure est cruelle, et franchement j'admire...

CBLIMBITS.

Plus cruelle cent fois que je ne le puis dire : Car enfin (je te parle à présent sans détour) J .'amour-propre est blessé tout autant que l'amour;

Dorante m'étoit cher, sa perte m'est si Hais de m'en consoler il me serait possible, S'il ne me falloit point , pour surcroît de m De mes foibles attraits voir triompher ma sœur : C'est là ce qui me tue.

nSBIHE.

Ah 1 bon. Je suis ravie Que vous soyez sensible une fois en la vie. .

CBLIMÈHE.

Je crève de dépit.

irûro.

Et vous n'avez pas tort.

Jurez deux ou trois fois ; cela soulage fort , Dit-on.

célimbue.

Pour un moment, fais trêve au badinage. Dis-moi par où ma sœur emporte l'avantage. Quoi donc ! pour m'effacer a-t-elle tant d'appas?

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