LE BAL, SCENE XI
rutai.
De Merlin voua saurez pleinement...
LISETTE
Vite, vite, rentrez , monsieur de l'instrument. Ah ! Merlin, pour le coup, c'est Géronte en personne.
VALUE
mbbxin, è TOère.
Eh ! rentrez.
( Vattrc rentra dut l'étui. ) LBONOft, 1 Merlin.
A toi je m'abandonne.
GÉRONTE, SOTENCOUR, LISETTE, MERLIN; VALÈR£,4nul-<UU
MERLIN , fclgruuil deire CD coltre.
Oui , voue êtes un sot en bécarre , en bémol , Par la clef d'F ut fa, C sol ut, G ré sol. De la sorte insulter ta musique bretonne 1
SOTENGOUB.
Lisette , quelle est donc cette mine bouffonne ?
LISETTE
C'est un musicien bas-breton !
SOTSHCOCB.
Bas-breton!
Cet homme doit chanter sur un diable de ton ; Je crois dès à présent sa musique enragée : Jamais , de soiv-pays , il n'est venu d'Orphée ; Pour des doubles bidets , passe.
naxnr.
Fat , animal , Vil carabin d'orchestre , atome musical , Par la mort...
SOTEHCOOK , V arrêtant .
Tenez-moi , je vous prie; Si j'échappe une fois, je veux avoir sa vie. Laissa...
( U donne «or k» dwgu de sotenconr. ) SOTENCOUH.
Si je te tiens , je veux être empalé.
meblin, revenant.
Comment ! me soutenir que mon air est pillé !
l:n air délicieux, que j'estime, que j'aime, Et que j'ai pris plaisir à composer moi-m&ue Dans Quùnper-Coreutin.
eisotm.
Il a tort.
LISETTE
' Entre nous, Cela ne se dît point
SOTENCOUH.
Là , là , consolez- vous , Ce n'est pas un grand mal; on ne voit point, eh Punir de ces larcins la fréquente licence. [France, Mais que vois-je ? est-ce à vous ce petit instrument?
HEBLIH.
Pour vous servir, monsieur.
soiENCOua.
J'en joue élégamment ; Je vais vous régaler d'un petit air.
MBRUlf . l'arrêtant
De grâce.
Je ne puis m'arréter... Il faut...
, SOTENCOUB.
Sur cette basse, Je veux que l'on m'entende un moment préluder.
MEBLIT».
Vous seriez trop long-temps, monsieur, à l'accor- Et, de plus,, mon valet a la clef dans sa poche, [der ;
SOTBHCOrJB.
Tous ces gens-là sont faits de croche et d'anicro- Je vous dis que je veux.. . [ cbe.
LISETTE
Vous en jouerez fort mal ; L'instrument est breton.'
MBBLIN.
Et tant soit peu brutal :
Vous l'entendrez tantôt , je me ferai connoltre ; Et vous verrez pour tors quel homme je puis être.
BOTESCOUB.
Quoi ! vous voulez, monsieur, donner concert céans?
KEBLIft.
Je cherche à me produire aux yeux d'habiles gens.
Vous venez tout à point. Ce soir je me marie , De la noce et du bal souffrez que je vous prie.
MEBLIK.
Volontiers : j'y prétends figurer comme il mut.
L1SETTK, i Merlin.
Faites toujours porter votre instrument là-haut.
SOTEBCOUB, i Merlin. [duire"
Allons, venez, monsieur; je m'en vais vous con- Moi-irtêroe , dans le bal , je veui vous Introduire.
HEBLIN , en reportant un étui.
Et je m'introduirai de moi-même au soupe.
Ma foi, nous et l'étui, l'avons bien échappé.
OEUVRES DE REGNARD