LE BU OIT
Vous verrai-j e toujours traverser mes desseins 7
Au contraire, je viens pour y donner les mains, Et, pourvu que Damon ne soit pas notre gendre, J'approuve tout le reste.
LE BABO.N
Oh , oh! peut-on apprendre Quel motif-cause en vous un siprompt changement?
LA BABONBE.
Cette lettre en fait voir le premier fondement. Elle va vous causer une juste tristesse : Lisez, mon fils; elle est de ma sœur la Comtesse. v alèhb ttt * Plusieurs personnes de mes amies viennent de
* m'avertir, ma "sœur, des bruits affreux que Da-
■ mon a répandus dans le monde, tant par ses
■ discours que par des vers qui me déshonorent ,
■ et que je vous envoie , sur l'amitié que j'ai tou-
* jours eue pour Valère , mon neveu , et sur les
* dispositions que j'ai faîtes en sa faveur. J'en
■ suis tellement saisie, que je n'ai pas la force
■ d'aller chez vous; mais je voua avertis d'avance,
* que, s'il épouse ma nièce, et que, si Valère ne
* rompt pas avec lui pour toujours, j'ai résolu de
* le priver de ma succession. »
LA BÀHONNB.
Juste Ciel ! se peut-il qu'il m'attaque aussi , moi t Je ne puis vous cacher l'ennui que j'en recoi. Je viens de voir ici la femme de Clitàndre, Qui, par divers écrits qu'elle vient de me rendre, Et par divers témoins , m'a prouvé clairement Que Damon de nous tous médit également. Il publie à la Cour aussi bien qu'à la ville,
(Au Baron. ) Que vous n'êtes qu'un sot et qu'un vieux ûnbécille: S'il n'eût fait que cela , le mal seroit petit ; Mais dire que je suis un dangereux esprit , Que je l'aime , et qu'afln qu'il soit dans ma famille. Et pour cacher mon jeu , je lui donne ma fille,
Ah! c'est un trait si nofr, qu'il n'est point de danger Où je ne m'exposasse , afin de m'en venger.
LE BARON
Tous voyez, à présent, qu'une mauvaise langue...
Vous allez commencer quelque sotte SCÈNE XIV.
LE BARON, LA BARONNE, LE MARQUIS , MARIANNE, ISABELLE, VALERE, JA- VOTTE, RICHESOURCE, LEANDRE, DA- MON.
LA MARONNE, 1 Daman.
Ah ! vous voila , monsieur t
LE MABQD18, Il retenant.
Madame , croyez-moi , Il sera trop puni de tout ce que je voi : Et, pour votre vengeance, il suffit qu'il apprenne Qu'il perd votre amitié , que vous fuyez la sienne ; Que Léandre, mon fils , qui parolt devant lui , A su plaire à Madame, et l'épouse aujourd'hui.
LE BABON.
Point d'explication. Pour terminer l'affaire , Suivez-moi , je vais faire avertir mon notaire. Et, par un double hymen, que nous approuvons tous, Nous comblerons les voeux de ces jeunes époux. ( Il net avec le mrqttb, Léandre et Marianne. ) DAMON . i la Baronne.
Quel est donc ce discours, et que veut-on m'apprenla BABOtm. [dre?
Allez le demander à votre ami -Clitàndre, A sa femme, à ma sœur, enfin à tout Paris; Et de ce changement vous serez peu surpris.
DAMON
Je vous l'ai déjà dit , chacun ici conspire
pour vous tromper, madame , afin de me détruire.
Jamais...
Il n'est plus temps de tenir ce propos : Sors de ma maison , monstre , ennemi du repos.
(Bile aurt. ) BICHBSOUBCE.
Adieu, noble Marquis,
(il.1.
VALÈRE, emmmant Isabelle.
Je plains votre disgrâce ; Mais accusez vous seul de tout ce qui se passe. Heureux si ce revers , qui doit vous affliger, D'un penchant odieux pouvoit vous corriger !
JAVOTTl.
Bonjour, monsieur Damon.
LISETTE , loi faisan! une profonde référence.
Je suis votre serrante.
da mon . la retenant.
Tu me crois affligé; mais , contre ton attente, Apprends que tout ceci ne me fait nul dépit. Valère n'est qu'un fat , je l'ai toujours bien dit. Son père est moins que rien. Pour madame sa mère,
Je ne suis point surpris de la voir en colère : J'ai su la démasquer, sous son air imposant. Marianne a besoin d'un mari complaisant , [trage, Je n'étois pas son homme : ainsi, loin qu'où m'ou- Mon front, quand je la perds, se sauve du naufrage.
LISETTE
Si vous étés content , nous le sommes donc tous : Mais faites-nous l'honneur de n'entrer plus chez
FIN DU MEDISANT.