CRISP1W
Nérine , prends pour toi tout ce qu'il dit à Mademoiselle (-et je prends pour moi tout ce qu'elle lui répond.
NEBIflE, » put
Que je suis malheureuse I
JULIE. -
J'ai su vos aventures, elles sont singulières. La meilleure, c'est que vous avez fait fortune."
LBAHDHE-
Pouvots-je y manquer? L'amour me guidoit, et l'on rient toujours à bout de ce que l'on entreprend sous ses auspices. Mais, belle Julie, votre oncle seroit-il mort? est-ce de lui que vous portez le deuil?
Non , je porte te deuil de ma mère ; elle est morte depuis nn mois.
LBAKDBB.
Je vous en félicite ; car , selon ce que vous m'avez toujours dit , c'était la plus mauvaise mère du monde.
JTiLIE.
Elle ne l'a que trop prouvé. Mais , Léandre , vous voilà dans un équipage bien- lugubre. Portez-vous aussi le dedil ?
LilITDH.
Ne vous l'a-t-il pas dit?
CBISPIU.
Non. J'ai conté toutes vos aventures, hors la dernière. Je l'ai laissée pour la bonne bouche.
JULIB.
Btes-vouf en deuil , encore une fois ?...
LBAHDBE. ,
Oui.
JULIB.
De ma femme !
JULIE
De votre femme) Ah! infidèle, vous êtes veuf? cbispih.
Oui, Dieu merci : mais ne vous fichez point; ce mariage-là ne lui a pas fait faire la moindre infidélité. N'est-il pas vrai , monsieur?
LBANSBE.
Oh! je vous en réponds.
JULIE
Vous vous êtes marié? ' i
LBÀNDKM.
Que ïouliez-vous que je fisse ï J'arrive dans uns ville de province, sous un nom supposé : je m'y trouve sans un sou , je n'ai pas la moindre ressource.
0BISP1H. ■
Une jeune et tendre poulette, âgée de Boitante et dix ans , devient subitement amoureuse de lui....