SCÈNE VII
VALËRE , PASQULN.
Vous voilà défait d'Angélique, comme vous voyez, ou plutôt Angélique s'est défaite de vous. Que dites-vous de votre ascendant ? Il me paraît qu'il a bien baissé.
VALÈBE.
Je suis piqué vivement, je te l'avoue; et si je n'étoispas enchanté de Julie , je forcerais Angélique à me demander pardon. Mais je me console facilement de sa perte , et je suis si plein de ma nouvelle passion-, que je n'ai pas le loisir de me fâcher de l'offense qu'on vient de me faire.
rASQum.
Mais si Julie vous traite aussi cavalièrement, quelle idée aurez-vous de votre mérite ? Ne commeacerez-vous pas à vous persuader qu'il n'est pas si parfait que vous vous l'imaginez ?
' YALÈKB.
Quoi , faquin , vous avez l'audace de croire que je perdrai mes pas auprès de Julie, lorsqu'elle ne peut plus épouser Léandre ?
Mais , oui-dà 1 cela peut arriver.
VALÈBE.
Cela peut arriver ? Croyez-vous qu'elle soit aveugle?