‹ Œuvres choisies de DestouchesChapitre 879 sur 1244 · AJUSTE , DAMON · texte numérisé non relu

AJUSTE , DAMON

ABISTE.

Me voilà justement. Cest la vive peinture D'un sage désarmé, dompté par la nature. C'est toi qui , le premier, attaquant ma raison , Sus me faire, à longs traits, avaler le poison, Cruel ami; c'est toi, dont la langue éloquente Me fit de cet objet une image charmante : Tu vantas sa douceur et sa docilité :

Ha confiance en toi fit ma crédulité.

DiMOH.

Vous en repentez-vous?

ABISTE , «urpria en riperceraiiL

Ciel ! que viens-je d'entendre ?

Est-ce tous?

C'eat moi-même.

AHISTE.

A quoi bon me surprendre ?

Je nevous surprend» point. Vous me parliez, et moi Je voua réponds.

AHIsTB.

Fort bien. Je vous jure ma foi Que je me crovois seul.

DAMOlf.

A mon tour, je vous jure Que je suis fort surpris d'une telle aventure. Je crois qu'en votre esprit me voilà décrié. Quel crime ai-je donc fait ?

AB^TK, wleienlbrriiunemnil.

Vous m'avez marié.

nùuun.

Le mal est-il si grand?

AHISTE.

11 ne devroit pas l'être ; Je m'en flattois du moins.

DAMOS. „

W êtes- vous pas le maître , Si quelque chose ici vous peut blesser l'esprit , D'y mettre ordre au plus tdt?

AUSTE.

Non; car il est écrit

Qu'un mari doit toujours avoir lieu de se plaindre. Jusque» à ce moment j'avois su me contraindre : Mais puisque le hasard a trahi mon secret , Avec vous, désormais, Je serai moins discret.

Je ne vous comprends point.

ABISTK.

Pourquoi ?

DAKOH.

Quoi qu'on en puisse dire....

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