LE PHILOSOPHE MARIE, ACTE II, SCENE I
S'il vous aime une fois , à quoi tend») 'entreprise ?
CÉLIASTE.
A lui dire- pour, lors que mon cœur le méprise, Qu'un grand bien, cent aïeux, un haut rang dans Ne peuvent m'imjxiaer,.à Ja suite d'un fat. [l'état,
PWBTJB.
Pour bit, il ne l'est point. C'est un homme qui pen- Que le parfait bonheur est dans l'indifférence : [se Du reste, auprès du sexe il est respectueux, Et se feroit aimer, s'il étoit amoureux. Mais je veux qu'il soit tel que vous le voulez croire; Je trouverais pour vous encore plus de gloire A vous l'assujettir, à l'aimer tout de bon , Qu'à vous sacrifier a votre beau Damon. C'est l'ancien confident, c'est l'ami de mon maître; Tous l'aimez, cependant; si je puis m'y coonottre, Tous prétendez en faire un mari complaisant. En ce cas, le Marquis vous conviendrait autant. Les gens de qualité suivent toujours la mode; Et tout homme de oour doit être époux commode. Voilà ressentie). Qu'importe qu'un mari Soit fat, s'il yous permet d'avoir un favori?
CÉLIASTK.
Hais, au fond , tu dis vrai.
Comment 1 je voua étale Tout ce qu'on peut prêcher de plus fine morale. Rompez avec Damon : j'insiste sur ce point; ïl'étant pas gentilhomme, il nç vous convient point.