‹ Œuvres choisies de DestouchesChapitre 924 sur 1244 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

LISIMOK, GÉROMTE, ABISTE.

LIS1MON . enibcamnt Arbta.

Ah , mon 81s ! quel plaisir je sens de vous revoir !

ABISTE.

Vous m'avez préveuu ; j'allois vous recevoir.

GÉRONTE, i LUimon.

Eb bien ! que voulez-vous ?

MSIMO».

Il m'est permis , je pense, De venir voir mon flls.

CBR05TO.

Eh! l'on voua en dispense.

(tArMfl.) .

Il ne vient de si loin que pour voua pressurer.

ABJ8TK, S Céroule.

Sa visite, en tmrt temps , tie peut que m'honorer. Pouvez-vous à ce point mortifier un frère ? Vous me percez le cœur. Songez qu'il est mon père; Que, bien qu'il m'ait trouvé bon fllsjusqu'aujour- Je ne pourrai jamais m'acquitter envers lui. [d'hui,

LISUION.

Je reconnois mon frère , et mon Bis tout ensemble. Que le Gel vous bénisse 1 et , puisqu'il nous rassem- Mon fils, de ce bonheur je veux me réjouir, Que, Sans que sa dureté m'empêche d'en jouir.

GRBONTE.à Ltaimon.

Vos bénédictions seront son seul partage.

ÀRI5TB, i Gérante.

J'en fais bien plus de cas que de votre héritage; Mon oncle, | son égard soyez plus circonspect, Cm bien vous me verrez vous manquer de respect.

GBHONTK.

Philosophe imbécite ! un père , d'ordinaire , A son fils , tout au moins, fournit le nécessaire. Ici , tout au rebours : le fils, depuis du ans... Lismoif.

Je suis plus glorieux de vivre à ses dépens. Que s'il vivoit aux miens. Oui , ma < '

Se complaît à le voir l'appui de ma vieillesse ; Sentiments inconnus à votre mauvais cœur.

GBROHtB.

Mais, qui vousa rendu si pauvre?

usmon.

Mon honneur.

GBB.ONTS.

Jargon qu'on n'entend point, quoiqu'il frappe l'olisimoh. [reille.

Mais celui de profit vous frappe et vous réveille Avant le point du jour. Moi, dans ma pauvreté, J'ai songé qui j'étois, et me suis respecté. Des malheurs imprévus ont causé ma ruine , Sans ma faire oublier une noble origine. Mais vous, vous avez fait; dévenu financier. D'an pauvre gentilhomme un riche roturier.

GBBOBTC

Ah ! vous voilà bien gras avec votre chimère! Pour vous le roturier fait l'office de père. A ce flls bien-aimé vous- ne laisserez rien ;

Et moi, je le marie et lui laisse un gros bien. Blesserai -je par là votre délicatesse ?

LISIMOK,

Non, l'action fcst belle, et vous rend ta noblesse. Mais qui lui faites-vous épouser?

Un parti Avec qui notre sang sera bien assorti : C'est ia fille, en un mot ," de ma défunte femme.

usmon.

Je ne puis qu'applaudir ; car c'étoit une dame D'un très-illustre nom, comme feu son époux. Pour former ce lien , réconcilions-nous , Mon frère. Et vous, mon lils, soyez sur que ma joie Est égale au bonheur que le Ciel vous envoie.

Un obstacle invincible en empêche l'effet.

inmim

Point d'obstacle, mon fils , je sala trop satisfait.

AKISTB.

Mais la fille est si jeune ; et vous savez...

GÉBONTE,

J'enrage,

Veûtrebleu! mon neveu, craignez-vous qu'à son LI3IKOH. [■8e—

Sottise I Pour la noce allons tout préparer.

AKISTB.

Il ne manquolt que lui pour me désespérer.

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