‹ Œuvres choisies de DestouchesChapitre 938 sur 1244 · I.R MABQUIS · texte numérisé non relu

I.R MABQUIS

A-t-eUe de l'esprit , dites-moi ?

ÀKISTB.

Comme un ange.

le marquis.

Et vous la refusez ?

ARISTE

Oui.

LE MARQUIS

Vous êtes étrange 1 ; donner tout son bien?

Et si votre oncle

Qu'il me laisse en repos, et je n'y prétends rien.

LE, MARQUIS

Malgré cela pourtant je regrette Hélite.

ARISTE

Vous vous exagérez un peu trop son mérite*. Pour moi , je n'y vois rien qui soit si merveilleux.

LE MARQUIS

On vous soupçonne fort d'avoir de meilleurs yeux. Non, Mélite jamais ne peut être oubliée- Mais j'y dois renoncer , puisqu'elle est mariée.

ARISTE

Mariée!

Vous voulez plaisanter.

LB MABQUIS, lui nappant «or l'épaule.

Notre ami , c'est un point dont je ne puis douter

On a su découvrir cette affaire secrète

Par la sœur de Méu'te , et même par Finette ;

Et ceux qu'elles avoieot choisis pour confidents

M'ont confié le fait depuis quelques instants.

On sait même le nom du mari de Hélite ;

On vante son esprit, son bon cœur, son mérite;

Grand philosophe , mais bizarre , singulier ;

Honteux d'avoir enfin osé se marier ,

Et voulant au public cacher cette sottise.

De crainte qu'à son tour on ne le tympanise.

{«Ht) rie le pourriez- vous point connoltre à ce portrait?

ARISTE

A peu près.

LE MARQUIS'

Ah ! tant mieux, j'en suis fort satisfait. Eh bien! dites-lui donc qu'on sait son mariage; Et conseil lez -lui fort de s'armer de courage, Afin de recevoir galamment aujourd'hui Certains petits brocards qui vont fondre sur lui. { U tort en liant. )

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