‹ Œuvres choisies de DestouchesChapitre 949 sur 1244 · JJSIMON , GÉRONTE , DAMON , CÉL1ANTE · texte numérisé non relu

JJSIMON , GÉRONTE , DAMON , CÉL1ANTE

GÉRONTE

Ole grand philosophe! à le beau mariage! Où se cache- t-il donc , ce raisonneur si sage, Qui n'impose jamais par ses opinions, Et qui ne veut parler que par ses actions? Ah ! vraiment, l'imbécile en a fait une belle!

L1S1MON

Eh, mon frère!

FINETTE,- i «faute.

Il me fait une frayeur mortelle.

CELIANTB.

Je m'en vais lui répondre.

DAHON, ta retenu*.

Eh ! ne l'irritez pas.

De sang-froid laissons-lui faire tout son fracas.

GÉHONTS.

Qu'il s'exhale en douceurs auprès de sa Milite : Mais qu'il sache, morbleu! que je le déshérite. Avec ma belle-fille on aura tout mon bien.

L1S1MON

Quoi! ce neveu si cher....

tîBRONTB.

- Ce neveu n'aura rien.

. LIS1MOM.

Mais....

GEB.ONTZ.

Il mourra de faim, j'ai fait son horoscope; Et je «eux qu'il enrage avec sa Pénélope , A moins qu'il ne la livre à mon ressentiment.

usoicnt.

Ah 1 ne vous flattez point de son consentement.

GEJUlNTS.

L'affaire est entamée, il faut qu'il me le donne. Mais je crois que voici justement la personne Sont la beauté maudite a séduit mon neveu.

Madame , il vient à vous.

CELIANTB.

Vous allez voir beau jeu.

Gardez- vous de l'aigrir.

CÉLfANÏK.

Mon Dieu! laissez-moi faire.

Je m'en vais en deux mots accommoder l'affaire.

DAMON

Ou plutôt la gâter.

GHRONTK, 1 «Hutte.

Ah! ma belle, est-ce vous.

Dont mon sot de neveu prétend être l'époux ?

CÉLIA5TB.

Et quand cela seroit, qu'y trouvez-vous à dire ?

FINETTE, i put.

L'entretien sera vif, et je m'apprête à rire.

GÉHONTE. "

Mais je n'y trouve, moi, qu'une difficulté : Le mariage est nul, de toute nullité.

ciUANTB.

Je soutiens qu'il est bon, et iwn par excellence , Et qu'il n'y manque pas la moindre circonstance.

FINETTE

On n'a rien oublié.

GÉB BITTE.

Que mon consentement Et celui de mon frère.

CELIANTB.

On s'en passe aisément, Comme vous le voyez.

GÉRONTE, i Uiuuon,

Tubleu ! quelle commère!

CELIANTB , 1 Lirimoa.

Apparemment, monsieur, vous êtes le beau-père ?

LISJMON.

Je suis père d'Ariste.

CBLIAHTB.

Ayez la fermeté De vous servir ici de votre autorité.

Si j'en crois votre fils, vous êtes homme sage, Qui, loin de chicaner sur un bon mariage , Signerez au contrat sans vous faire prier.

( k «route. ) Pour vous, il vous sied bien, mon petit financier, Fier d'un bien mal acquis, de blâmer l'alliance D'une fille d'honneur et d'illustre naissance! Oh bien! tenez de moi pour un fait assuré, Que vous vous en devez croire fort honoré ; Que c'estrisquer beaucoup qu'insulter ma famille, Et qu'on vaut mieux cent fois que votre belle-fille.

GKHONTE, à LknMs>

Cest donc lit cet esprit sage, modeste, doux, Qui devoi t tout d'abord désarmer mon courroux t

usmoir.

Mon fils me l'avoit dit. Mais quelle est ma surprise! Je crois que notre sage a fait une sottise.

anoirai.

Et vous me retiendrez encore après cela?

Madame, il vous sied mal.de prendre ce ton-là; Et l'air dont vous venez de parler à mon frère He fait mal augurer de votre caractère.

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