PASQUIN, LE LAQUAIS
LE LAQUAIS
Holà ! quelqu'un des gens du oomte de Tuflère ?
PASQÙIN, d'à un arrêtant.
Que voulez-vous t
LH LAQUAIS
Cet homme a la parole (1ère.
Parlez donc.
LE LAQUAIS
Est-ce vous qui vous nommez Pasquin ?
C'est moi-même en effet- Mais apprenez, faquin. Que le mot de Monsieur n'écorche point la bouche.
LE LAQUAIS
Monsieur, je suis confus. Ce reproche me touche. J'ignorais qu'il fallût vous appeler Monsieur : Hais vous me l'apprenez, j'y souscris de bon cœur.
PASQUIN, (l'un ton Importun.
Trêve de compliment.
LE LAQUAIS
Voudrez-vous bien remettre Au Comte votre maître un petit mot de lettre ?
Donnez. De quelle part P
LE LAQUAIS
Je me tais sur ce point ; Elle est d'un inconnu qui ne se nomme point. Adieu , monsieur Pasqain. Quoique mon ignorance Ait pour monsieur Pasquin manqué de déférence.
Il verra désormais, à mort air circonspect ,
Que pour monsieur Pasquin je suis plein de respect.
PASQU m , kqI.
Ce maroufle me raille , et même je soupçonne Qu'il n'a pas tort. Au fond , les airs que je me donne Frisent l'impertinent , le suffisant , le fat , Et si , tout bien pesé , je ne suis qu'un pied-plat. Sans ce pauvre garçon j'allois me méconnaître , Et me gonfler d'orgueil aussi bien que mon maître. Je sens qu'un glorieux est un sot animal. Mais j'entends du fracas. Ah! c'est l'original De mes airs de grandeur, qui vient , tête levée. Mon éclat emprunté cesse à son arrivée.