SCÈNE XIII
LE COMTE, PASQUIN
PÀSQUIN.
Monsieur J'ai compté cet argent.
LE COMTE
Il se monte?
puotah.
A trois cent quatre-vingt-dix pistolet.
LB COMTE
Hais...
PASQDin.
Si vous y trouvez seulement deux oboles De plus, je suis un fat.
le comte;
Hais cependant mon gain Montoit à quatre cents, et j'en suis très-certain.
PASQVjm.
C'est mus qui vom trompa , on e'ert moi qni vou» trompe, Et vous ne pensez pas que l'argent me corrompe ?
LE COMTE
Monsieur Vasquin?
PASQUI».
Monsieur.
LE CONTE
Vous êtes un fripon.
FABOUIN.
Je vous respecte trop pour vous dire que non; Mais...
LE COMTE
Brisons là-dessus.
PASQU1N.
Oui. Parlons d'Isabelle.
Vous vous refroidissez , ce me semble , pour elle. Elle s'en plaint, du moins.
LE COMTE
Elle sait mon amour, J'ai parlé-, c'est assez.
FASQOIN.
Son père est de retour.
C'est à lui de venir, et de m' offrir sa fille.
Ah, monsieur! vous voulez qu'un père de famille Fasse les premiers pas?
LE COMTE
Oui , monsieur, je le vêtu.
Un homme de mon rang doit tout exiger d'eux.
PASQDIlt.
Prenez une manière un peu moins dédaigneuse ; Car Lisette m'a dit...
LB COMTE
Petite raisonneuse , Qui veut parler sur tout , et ne dit jamais rien.
Pour une raisonneuse, elle raisonne bien.
LE COMTE
Et que dit-elle donc?
PASQUITt.
Elle dit qu'Isabelle A pour les glorieux une haine mortelle, Et qu'à ses veux le rang , la haute qualité, Perd beaucoup de son lustre , où règne la fierté.
Ut COMTE , k levant.
Que dites-vous?
PA8QOIN.
Hoi? rien. C'est Lisette. J'espère...
On vient ; voyez qui c'est.
FASQlIUi.
Ma foi , c'est le beau-père.
U COMTE
J 'étais bien assuré qu'il ferait son devoir.
Il faudrait vous lever pour l'aller recevoir.
LB COMTE
Je crois que ce coquin prétend m'apprendre a vivre. Allez , faites-le entrer , et moi , je vais vous suivre.