LE GLORIEUX, ACTE III, SCENE VIII
LE COMTE
Que m'importe cela?
PHILINTB.
Tantôt en sa'présence , Si j'en crois son rapport (et j'en sais peu surpris), Vous m'avez honoré.... d'un assez grand mépris.
LE COMTE
Il vous eialtoit fort ; moi , j'ai dit ma pensée. Votre délicatesse en est-elle blessée ?
PHILlMTR, butant La reitaaca.
Ah! monsieur, point du tout; je me connais; jecroi Qu'an peut avec raison dire du mal de moi. Mais on ajoute encore , à l'égard d'Isabelle , Que vous me défendez de revenir chez elle.
LE COUTE
Voilà précisément ce que j'ai prétendu Qu'on tous dit
PHILINTB.
Jecroyois avoir mal entendu.
LE COMTE
Pourquoi ?
PHILINTB.
Vous exigez un cruel sacrifice, Et je doute bien fort que je vous obéisse.
LE COMTE, d'un air railleur.
Vous en doutez , monsieur ?
■PHILIHTB.
Jamais, jusqu'à ce jour, Je ne me suis senti si plein de mon amour.
LE f.OMTB.
Je vous en guérirai.
PHILINTB.
Monsieur, j'en désespère ; Et j'en viens d'assurer Isabelle et sa mère.
LE COMTE, mettant Km chapeau.
Et vous venez me faire un pareil compliment!
PHILIHTB.
Avec confusion, mais très-distinctement.
La nature envers mot , moins mère que marâtre ,
M'a formé très-rétif et très-opiniâtre ;
Surtout lorsque quelqu'un veut m'imposer la loi.
LB COMTE
L'opiniâtreté ne tient point contre mot , Je tOos en avertis.
PHILIHTB.
La mienne est bien routine.
Plua on lui fait la guerre , et plus elle s'obstine; Et jamais la hauteur ne pourra to dompter.
TE COMTE
Vous êtes bien hardi de venir m'insulter ! Un petit gentilhomme ose avoir cette audace !
PHILINTB.
Moi , monsieur ! je vous viens demander une grâce.
LB COMTE
Et c'est?