‹ Œuvres choisies de E. Scribe 3Chapitre 158 sur 457 · SCÈNE XVII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVII

LES PRÉCÉDENTS; M. de BERLAC , qui entre en rivant..

TOUS, allant au-devant de lui et l’entourant.

Ah ! c’est affreux ! une telle disgrâce Menace tous nos intérêts :

C’est grâce à vous que Je me vois sans place ,

Et c’est pour vous que je me compromets.

M. DE BERLAC, sortant de sa rêverie.

Qu’ost-ce que c’est? Des regrets, des murmures, des amis qui me plaignent , qui se désolent.

GEORGES

II voit tout en beau.

Vous êtes mécontents ! pourquoi cela?. ..Je ne le suis pas , moi , parce que je suis philosophe , c’est-à-dire destitué.

TOUS

Destitué !

M. DE BERLAC.

Oui , mes enfants , j’ai été nommé ; j’ai été ministre vingt-quatre heures ; je ne le suis plus : cela peut arriver à tout le monde.

DUFOUR

Et ceux que vous avez nommés , ceux que vous avez placés ?

M. DE BERLAC.

Rassurez-vous ; ils partagent mon sort , ils partent avec moi.

M. DE N0IRM0XT.

Partir ! partir ! comme c’est agréable 1 Eh qui vous priait de me nommer secrétaire général? Vous l’avais-je demandé?

DUFOUR

Et moi , avais-je besoin de votre recette ? Quand on est indépendant par sa fortune et son caractère , on n’a que faire d’aller s’exposer. J’en perdrai peut-être ma place au Mont-de-Piété.

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