SCÈNE VIII
LE CHEVALIER
Julie connaît et partage mon amour ; le ciel a reçu nos serments.
LA nCCHESSE.
Je vous le répète , chevalier , cette union est maintenant impossible, et vous en connaîtrez bientôt vous-même les raisons. Mon fils, on ne met point en défaut la vigilance maternelle ; cette folle passion que vous avez cru me cacher, j’en ai suivi tous les progrès , j’en ai calculé les dangers , j’en ai prévenu les suites ; et ma prudence a élevé entre vous et Julie une barrière insurmontable.
LE CHEVALIER
Que dites-vous , ma mère ?
LA DUCHESSE
Vous me remercierez un jour du parti que j’ai pris. Croyez-moi, mon fils, n’irritez point le duc par une résistance inutile , et soumettez-vous aux ordres de votre père.
( La duchesse (art. )