I.E GÉNÉRAI
Et où est le mal ?
MORIN
Le mal , c’est que tous les concierges mes confrères , et celui de la vieille marquise , le suisse du n° 9, disent que c’est dangereux, et que ça peut lui donner de mauvaises idées.
LF. GÉNÉRAL.
Que diable viens-lu me chanter là ?
MORIN
Air : L’amour qu’Kdiuond a su me (aire.
Ils dis’nt que loin d'quiUer l’ornière.
Il faut suivr’ les chemins battus ;
Qu’ c’est pour vouloir étr’ plus qu’leur père ,
Que les enfants se sont perdus.
A la routine, enfant, restez docile.
Dussiez-vous y marcher tout seul ;
Et votre aieul fut-il un imbécile,
Soyez plutôt ce que fut votre aïeul ■
LE GÉNÉRAL , le regardant.
Si ce diable de Caracalla savait lire , je croirais quelquefois qu’il lit la... ou bien... Fais-moi le plaisir de me laisser tranquille, et de retourner à ta loge.
MORIN
Ne vous fâchez pas, monsieur, j’y pensais. Aussi bien je me rappelle qu’il y a là un vieux monsieur qui vous attend depuis un quart d’heure^
LG GÉNÉRAL.
Et tu ne l’as pas fait entrer sur-le-champ ?
Air du Piège.
Je vous l’ai dit, je prétends et je veux Que cet usage soit le vôtre,
Que nul ne fasse antichambre en ces lieux ;
Un vieillard bien moins que tout autre.
Redoublant vos soins empressés ,
Dès qu’il parait je veux l’entendre ;
Ses cheveux blancs doivent vous dire assez , Que, lui n’a pas le temps d’attendre.