‹ Œuvres choisies de E. Scribe 3Chapitre 208 sur 457 · I.E GÉNÉRAI · texte numérisé non relu

I.E GÉNÉRAI

Et où est le mal ?

MORIN

Le mal , c’est que tous les concierges mes confrères , et celui de la vieille marquise , le suisse du n° 9, disent que c’est dangereux, et que ça peut lui donner de mauvaises idées.

LF. GÉNÉRAL.

Que diable viens-lu me chanter là ?

MORIN

Air : L’amour qu’Kdiuond a su me (aire.

Ils dis’nt que loin d'quiUer l’ornière.

Il faut suivr’ les chemins battus ;

Qu’ c’est pour vouloir étr’ plus qu’leur père ,

Que les enfants se sont perdus.

A la routine, enfant, restez docile.

Dussiez-vous y marcher tout seul ;

Et votre aieul fut-il un imbécile,

Soyez plutôt ce que fut votre aïeul ■

LE GÉNÉRAL , le regardant.

Si ce diable de Caracalla savait lire , je croirais quelquefois qu’il lit la... ou bien... Fais-moi le plaisir de me laisser tranquille, et de retourner à ta loge.

MORIN

Ne vous fâchez pas, monsieur, j’y pensais. Aussi bien je me rappelle qu’il y a là un vieux monsieur qui vous attend depuis un quart d’heure^

LG GÉNÉRAL.

Et tu ne l’as pas fait entrer sur-le-champ ?

Air du Piège.

Je vous l’ai dit, je prétends et je veux Que cet usage soit le vôtre,

Que nul ne fasse antichambre en ces lieux ;

Un vieillard bien moins que tout autre.

Redoublant vos soins empressés ,

Dès qu’il parait je veux l’entendre ;

Ses cheveux blancs doivent vous dire assez , Que, lui n’a pas le temps d’attendre.

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