I.E VICOMTE
Oui, qu’il entre! (Bas, à Alfred).) J’en suis charmé, nous allons à nous deux le jeter par la fenêtre.
ALFRED
C’était bon avant la révolution; mais maintenant on ne jette plus personne par les fenêtres , pas même ses créanciers.
LE VICOMTE
Et qu’est-ce qu’on leur fait donc?
ALFRED
On les paye.
LE VICOMTE
Quel absurde régime !
LE GÉNÉRAL
Alfred , Derneval , j’exige que l’affaire de ce matin n’ait pas de suite, et j’espère vous revoir après mon entretien avec votre oncle.
DERNEVAL , s'inclinant.
Monsieur, je suis à vos ordres.
( Il sort ; le général le reconduit.)
ALFRED
Et moi , alors , je cours trouver ma tante et ma cousine , les prévenir de ce qui se passe. (Au vicomte. ) Venez.
LE VICOMTE , à Alfred, qui l’cutraînc.
Oui, tu as raison , je ferai mieux de m’en aller ; car la vue seule d’un procureur...
Air : J’ai vu le Parnasse.
Si j’en vois jamais sur ma roule...
ALFRED
Ils sont supprimés. .
LE VICOMTE
Tout de bon ?
C'est un grand bienfuit.
ALFRED
Oui, sans doute.
De notre révolution.
LE VICOMTE
Voici donc la première chose...
Que les destius en soient loués !... ■
ALFRED, à part.
Ne lui disons pas , et pour cause ,
Qu’il nous reste les avoués.
( Derneval, Alfred et le vicomte entrent dans l’appartement à droite. )