‹ Œuvres choisies de E. Scribe 3Chapitre 288 sur 457 · ACTE I , SCË.NE H · texte numérisé non relu

ACTE I , SCË.NE H

FIUT/.

Salut, monsieur Salsbach ; vous vous portez bien tout (le même.

UlZBlCH.

Ah! tu me reconnais.

FRITZ

Parbleu ! c’est vous qui avez fait mon mariage ; et mieux que cela , c’est vous qui avez fait mon divorce. Ce sont des choses qui ne s’oublient pas. Ce bon monsieur Salsbach !

SALSBACII.

Tu me parais engraissé.

FRITZ

Dame ! lecalmeet la tranquillité, c’est-à-dire, pour le moment, je viens d’avoir une révolution , vu que le futur , pour qui j’avais une commission de madame, m’a reçu la cravache à la main.

SALSBACH.

Hein!

MADAME BAHNLCK.

Est-ce qu’il t’a frappé?

FRITZ

Je ne crois pas, mais c’en était bien près. 11 gesticulait en marchant dans la cour de Malzen.

SALSBACH.

De Malzen ! Comment ! ce serait ce jeune baron de Malzen, dont le père , ancien ministre du prince , se croit le premier gentilhomme de l’Allemagne?

MADAME BARSECK.

Lui-même.

FRITZ

J’allais donc le prévenir, de la part de madame, que la cérémonie était pour quatre heures, et qu’il eût à se trouver ici, au château d’Ober-Farhen, pour y recevoir la bénédiction nuptiale, comme le jugement l’v condamne.

SALSBACH.

Le jugement !

FRITZ

Ah, dame ! il avait l’air vexé.

MADAME BARNECK.

Vraiment ?

FRITZ

Ça faisait plaisir à voir ; il se mordait les lèvres en disant : « Je le sais , j’ai reçu l’assignation ; mais ta maîtresse est bien pres-

LOUISE

sée. — Oh ! que je lui ai dit d'un petit air en dessous, elle ne s’ en soucie pas plus que Votre Seigneurie ; mais quand il y a jugement , faut obéir u la loi. »

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