SIM.ER
•Vy suis. C'est tout à fait un mariage de convenance.
MALZEN.
Il n’y en a aucune.
Et tu l’épouses?
Peut-être.
sim.Eii.
MALZEN.
sim. ni.
Ah çà! mais à moins d’y être condamné...
MALZEN.
Précisément , je le suis.
TOCS.
Que dis-tu?
SIDLElt.
Oh! pour le coup, je m’y perds; explique-toi.
MALZEN.
C’est bien l’aventure la plus maussade et la plus comique en même temps; car si elle était arrivée à l’un de vous, j’en rirais de lion cœur, parce qu’au fond le malheur ne me rend pas injuste. Au fait, le commencement était assez agréable : une jeune fille, jolie et fraîche comme les amours, seize ans au plus, simple comme au village, du moins je le croyais; car maintenant je suis sur que j'avais affaire à la coquette la plus adroite! C’était dans un bal. Eh mais! Sidler, tu y étais aussi, il y a trois ans?
SIIILER.
Chez le grand bailli ! Parbleu, je m’en souviens; je faillis étouffer quand le feu prit à la salle; tout le monde courait.
MALZEN.
C’est cela. Tremblant pour les jours de ma jolie danseuse, je l’enlevai dans mes bras, et la portai au bout du jardin, dans un pavillon isolé, où, vu la distance, il était impossible que le feu arrivât. Mais je n’avais pas prévu un autre danger : la petite s’était évanouie pendant le trajet; j'étais fort embarrassé pour avoir du secours; je n’osais la quitter. (Souriant.) Et puis, entre nous, j’ai le malheur de ne pas croire aux évanouissements? Bref, je no
sais, mais jen’appelai personne... Et... enfin, c’est trois mois après, lorsque j’étais au fond de l’Italie, que j’apprends qu’on me suscite le procès le plus ridicule.