‹ Œuvres choisies de E. Scribe 3Chapitre 300 sur 457 · ACTE I, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE V

MALZEN.

C’est ce que j’ai fait inutilement. Hier encore je lui en ai adressé une nouvelle. La réponse n’arrive pas, l’heure s’avance, et pour la mémoire de mon père, pour ma propre dignité, il ne me reste plus qu’un moyen, que j’aurais dû peut-être tenter plus tôt. Chut ! ( Regardant par 1a porte à gauche. ) Quelqu'un parait au bout de cette galerie.

SIDI.KR.

Est-ee la mariée ?

MALZEN.

Eh non ! c’est la tante.

SIDLER.

Dieu ! quelle toilette !

MALZEN.

Et quel port majestueux ! un vrai portrait de famille. Décidément, il n’est pas permis d’avoir une tante comme ça. Laissez-moi, j ’ai à lui parler.

SIDLER.

Veux-tu que nous restions là pour te soutenir?

MALZEN.

Du tout.

SIDLER.

Mais tu ne seras pas en force.

MALZEN.

Air du Siège de Corinthe.

Laissez-moi seul avec ma tante.

SIDLER.

Vous laisser ainsi tous les deux !

Avec femme si séduisante ,

Le téte-à-téte est dangereux.

Si dans tes bras en pâmoison soudaine.

Comme sa nicce, elle allait se trouver!

Crains sa faiblesse.

MALZEN.

Ah ! crains plutôt la mienue.

Je ne pourrais à coup sûr l’enlever.

Ensemble.

MALZEN.

Oui , morbleu ! Je brave la tante ,

Laissez- nous ici tous les deux;

L'eotretien qui vous épouvante N’a rien pour moi de dangereux.

LOUISE

SIDLER tl LE CIIÜEir..

Allons, puisqu'il brave la tante,

Laissons-les ici tous les deux;

Mais pour lui cela m’épouvanle Le tèle-ii-téte est dangereux.

( Sidler et les jeunes gens entrent dans l'appartement à droite. )

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