SCÈNE XX
ce que je demandais? de vous voir unis; el pour en arriver là, je peux me vanter que vous m'avez donné assez de mal.
GCSTAVE.
Oh ! le meilleur des parents !
GOUR VILLE
Oui , tu as raison’, le meilleur des parents , car tu ne sais pas encore tout ce que je te donne.
GUSTAVE
Non , mon oncle , je vous l’ai déjà dit , et je vous le répète encore , je ne veux rien de vous ni de votre fortune.
COL'RVILLE , à Agathe.
Concevez-vous qu’il ne veuille même pas me laisser la satisfaction de lui faire un sort ? mais , corbleu , si vous refusez mes bienfaits, il faudra bien que vous acceptiez ceux de mon ami le commandeur. (A Agathe, lui donnant le testament. ) Tenez : légataire universelle, et cent mille livres de rentes.
AGATHE
O ciel ! que dites- vous ?
COL’RVILLE, frappant sur l’épaule de son neveu.
Oui , mon garçon , cent mille livres de rentes.
GUSTAVE , froidement.
Ah S.tant mieux.
COURVILLE
Air de Turenne.
De ma surprise, plus j’y pense.
Je ne puis revenir encor,
Avec ce calme et cette indifférence Tu reçois un pareil trésor.
GUSTAVE, avec tendresse, prenant la main d’Agathe.
C’est que déjà j’étais propriétaire D’un bien qui rend les autres superflus :
Et qu’importe un trésor de plus ,
Lorsque l’on est millionnaire?
AGATHE, qui a lu le testament.
Grand Dieu ! d’après ce testament , votre oncle avait des droits sur ma main , et il y a renoncé en votre faveur.
GUSTAVE
Comment ! me céder une pareille femme et une pareille fortune !
SG
L’HÉRITIÈRE
GUSTAVE et AGATHE.
Ah ! le bon oncle , l’excellent oncle !
COURV1LLE.
Oui, mon ami , voilà comme je suis.