ACTE H, SCÈNE XII
ERNEST , s’efforçant de sourire.
Je pleure , et je ne sais pourquoi.
BALTHASAR
Moi , je le sais bien : c’est de joie et de bouheur.
ERNEST
Allons, allons, partons à l’instant.
( 11 fait quelques pas vers la porte.) MADAME DA R MENTI ÈRES.
Et votre femme , à qui vous ne dites pas adieu.
ERNEST, s’arrêtant.
C’est vrai. (S’avançant près de Léonie, et lui prenant la maiu.) Adieu, mon amie , adieu.
( Il va pour la quitter.)
LÉONIE, le regardant d’un air suppliant.
Monsieur, on nous regarde.
ERNEST
Ah ! vous avez raison.
( 11 l’embrasse sur le front. )
J’espère bien que dans sept ou huit jours nous nous reverrons.
ERNEST
Oui, ma chère tante, dans quelques jours.
LÉONIE, bas.
Serait-il vrai?
ERNEST, de même.
Jamais.
BALTHASAR, GRINCHEUX et JOSÉPHINE.
Adieu , monseigneur. Adieu , monsieur le comte.
MADAME DARMENTIÈRES, regardant Léonie avec orgueil.
Ah 1 qu’elle est heureuse !
LÉONIE, seule à droite du théâtre.
Malheureuse I pour toujours.
( Eruest s’éloigne en jetant un dernier regard sur sa femme. Lconie cache sa tête dans ses mains, et fond eu larmes. Tout le monde reconduit Eruest.)
LA FAMILLE RIQUEBOURG,
OU