SCÈNE III
les précédents; le vicomte d’HÉREMBERG , puis GEORGE.
LE VICOMTE, parlant au fond.
Eh bien ! viens donc, et monte plus vite, puisque c’est loi qui me présentes.
RIQUEBOURG , achevant son verre.
Qu’est-ce que c’est?
LE VICOMTE , à Riquebourg.
Votre maîtresse est-elle visible ?
RIQUEBOURG.
Ma maîtresse !
le vicomte.
Oui, madame de Riquebourg; veuillez m’annoncer.
LA FAMILLE RIQUEBOURG.
RIQUEBOURG , furieiu.
Vous annoncer !
CF.ORGF. , entrant.
Bonjour, mon cher oncle.
LF, VICOMTE , à part, avec ctonnemcnt.
Son oncle! qu’est-ce que j’ai fait là !
GFOlîCF, , présentant son oncle au vicomte.
Monsieur Riquebourg. ( A son oncle. ) Monsieur le vicomte d’Hcremberg.
RIQCEBOl'RC.
Un vicomte , j’aurais dû m’en douter.
GEORGE
11 s’est trouvé la saison dernière , avec ma tante et ma cousine, aux eaux d’Aix.
LE VICOMTE
Où j’ai eu le bonheur de rendre quelques services à ces dames.
RIQUEBOURG.
C’est vrai , ma femme me l’a écrit.
LE VICOMTE
Et j’ai trouvé ici , à mon retour, une invitation dont je venais la remercier.
RIQUEBOURG.
Dès que cela plaît à ma femme. ( A George. ) Dis-moi, George, où diable as-tu fait cette connaissance là?
CEORGE.
C’est un ancien ami , un camarade d'études : nous étions ensemble à l’École polytechnique.
Vraiment! c’est dommage que ce soit un vicomte. N’importe; il UC faut pas avoir de préjugés , ( il passe entre George et le vicomte ) et dès que vous êtes l’ami de mon neveu , soyez le bieuvenu , et si vous voulez prendre quelque chose , un petit verre.
LE VICOMTE, à part, riant.
Le petit verre est admirable.
GEORGE, bas , à Riquebourg.
Mon oncle , ça ne se fait pas.
RIQUEBOURG , bas, à George.
Tu crois? c’est possible ; car ce monsieur a un air... (Haut, à I.apierre. ) Ote-moi tout ça. (Lapicrre sort avec le porte-liqueurs. Au vicomte. ) Pardon , monsieur, de mon honnêteté. Je vous laisse avec