‹ Œuvres choisies de E. Scribe 3Chapitre 54 sur 457 · I.E COMTE · texte numérisé non relu

I.E COMTE

Silence ! En êtes-vous bien sur ?

RHINFELD.

J’ai une lettre pour lui , une lettre que lui envoie le prince. Je suis chargé de la lui remettre dans le plus grand secret ; et je vais de ce pas à son hôtel.

LF, COMTE, le retenant et à vois basse.

C’est inutile! il est ici; le voilà!

( II lui montre Chavigni. )

RHINFELD.

Il serait possible ! Alors , si vous le connaissez , votre affaire est sûre. 11 est dans la [dus grande faveur auprès du prince, et vous obtiendrez par lui tout ce que vous désirerez.

LE COMTE

Je ne m’y serais jamais attendu.

RniNFELD.

Ni moi non plus ! et c’est le hasard le plus heureux. Votre excellence n’oubliera pas qu’elle le doit à mon habileté et à ma pénétration.

LE COMTE

Vous savez quelles sont mes promesses, je n’y ai jamais manqué ; remplissez votre mission et laissez-nous.

RHINFELD.

Oui , monseigneur. ( Allant à Chavigni , qu’il salue. ) c’est à M. de Chavigni, envoyé de France , que j’ai l’honneur de parler?

Moi-mème. Qu’y a-t-il pour votre service ?

LE DIPLOMATE

RHINFF.LD.

Une lettre que son altesse le prince Rodolphe m’a chargé de vous remettre, et dans le plus grand secret.

CHAVICNI.

A moi ? Vous vous trompez sans doute.

RHINFFLD, la lui donnant.

A vous-même. Et j’espère que vous voudrez bien rendre à son altesse un compte satisfaisant de la manière dont j’ai rempli ma mission.

( Il salue, et sort par le fond. )

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