‹ Œuvres choisies de E. Scribe (volume 2)Chapitre 108 sur 639 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

RA5TZAU; FALKENSKIELD, sortant de la porte à droke.

1 ALKENSKIELO, entrant en rêvant.

Struensée a tort ! il est trop haut maintenant pour avoir rien à craindre , et il peut tout oser. ( Apercevant Rantzau. ) Ah ! c'est vous, mon cher collègue; voilà de l'exactitude !

RANTZAU

Contre mon ordinaire,... car j'assiste rarement au conseil.

FALKENSKIELD.

Et nous nous en plaignons.

BANTZAI .

Que voulez-vous! à mon âge...

FALKENSKIELD.

C'est celui de l'ambition , et vous n'en avez pas assez.

RANTZAU

Tant d'autres en ont pour moi !... De quoi s'agit-il aujourd'hui ?

FALKENSKIELD.

La reine présidera le conseil, et l'on s'occupera d'un sujet assez délicat. 11 règne dans ce moment un laisser-aller, une licence...

RANTZAU

A la cour ?

FALKENSKIELD.

Non , à la ville. Chacun parle tout haut sur la reine, sur Je premier ministre. Moi, je serais pourdes moyens forts et énergiques. Struensée a peur ; il craint des troubles , des soulèvements, qui ne peuvent exister; et en attendant, l'audace redouble : il circule des chansons, des pamphlets, des caricatures.

RANTZA1 .

11 me semble cependant qu'attaquer la reine est un crime de lèse-majesté, et dans ce cas-là la loi vous donne des pouvoirs...

FALKENSKIELD.

Dont il faut user. Vous av< /. raison.

RANTZAU

Mon Dieu! un bon exemple , et tout le monde se taira. Vous avez entre autres un mécontent, an bavard , homme do tête et d esprit , et d'autant plus dangereux , que o'wt l'oracle de son «pi .i lier.

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