‹ Œuvres choisies de E. Scribe (volume 2)Chapitre 123 sur 639 · ÉP.IC · texte numérisé non relu

ÉP.IC

Eh bien?

JEAN

Voyant on air si doux et si honnête, votre père répond : Messieurs, je suis prêt a vous accompagner. Et tout cela s'était passé si tranquillement , que personne dans la rue ne s'en était aperçu; mais moi, pas si hétc !... je me mets à crier de toutes mes forces : A moi ! au secours ! on arrête mon mailre, Raton Burkenstaff!... à moi, les amis!

ERIC

Imprudent !

JEAN

l'as du tout ; car j'avais aperçu un groupe d'ouvriers qui se rendaient à l'ouvrage : ils accourent à ma voix; en les voyant courir, les femmes et les enfants font comme eux, on ne peut plus t. 1rs voitures B'arrètent, les marchands sont sur les pas de leurs portes, et le> DOUrgeofa Be niellent au\ fenêtres. Pendant ce temps, l« > ouvriers avaient entouré les deux soldats aux gardes, délivré votre père , et l'emmenaient en triomphe, suivi de la foule, qui grossissait toujours; mais en passant rue d'Altona,où sont nos ateliers, ça a été un bien autre tapage! Le bruit s'était déjà

répandu qu'on avait voulu assassiner notre bourgeois, qu'il y avait eu un combat acharné avec les troupes ; toute la fabrique s'était soulevée et le quartier aussi , et ils marchent au palais en criant : Vive Burkenstaff! qu'on nous le rende!

Fine.

Quelle folie !

MARTHE

Et quel malheur!

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