SCENE IX
CHRISTINE, ERIC, JEAN, MARTHE, RANTZ M JEAN, accourant tout essoufflé.
Victoire!... victoire!... nous l'emportons!...
MARTHE, ÉUC et ];\\|/\| .
Parle vite , parle donc!
JF.\V.
Je n'en peux plus , j'ai tant crié !... Nous étions dans la grande plan , devant le palais , sous le balcon , trois ou quatre mille ! et nous répétions : Burkenstaff! Burkenstaff! qu'on révoque l'ordre qui le condamne; Burkenstaff! ! ! Alors, la reine a paru au balcon, et Straensée à côté d'elle , en grand costume, du velours bleu magnifique, et un bel homme, une belle voix! lia parlé, et on a fait silence : « Mes amis, de faux rapports nous avaient abu- I ; je révoque toute espèce d'arrestation , et je vous jure ici , « au nom de la reine et au mien , que M. Burkenstaff est libre et n'a ■ plus rien à craindre. >'
MARTHE
Je respire !...
Quel bonheur!..,
Tout i'A sauvé :
Tout est perdu !
CHR18TIN1
I l; If .
I'. \M/M , ;i part.
Alors, c'étaient des cris de : Vive la reine I vive Straensée! riva Burkenstaff! El quand j'ai eu dit ■ mes voisins : C'est pourtant
moi qui mus Jean , son garçon de boutique, ils ont crié : Vive
Jean ! et ils m'ont déchiré mon habit , en m'élevant sur leurs bras pour me montrer à la multitude. Mais ce n'est rien encore; les voilà tous qui s'organisent , les chefs des métiers entête, pour venir ici complimenter notre maître et le porter en triomphe à la maison commune.
MARTHE, à part.
Un triomphe' il en perdra la tète !
RAKTZAD , à part.
Quel dommage ! une révolte qui commençait si bien !... A qui se lier à présent ?