‹ Œuvres choisies de E. Scribe (volume 2)Chapitre 165 sur 639 · LA MOUE · texte numérisé non relu

LA MOUE

C'est le moment d'employer votre influence, de vous moutrer enfin.

RATON

Vous croyez?

MvRTIIE.

Et moi , n'en déplaise à votre majesté , je crois que c'est le moment de rester tranquille ; il n'a déjà été que trop question de lui.

RATON , à \oiv haute.

Te tairas-tu? (l.a reine lui fait signe de se modérer, et va regarder au Food si on ne [>cut les entendre. Pendant ce temps Raton continue à demivoix en s'adressint a sa femme.) Vouloir nuire à mon avancement, à ma fortune !

M \Rl BB , à demi-voix à son mari.

Une jolie fortune ! nos meubles brisés , nos marchandises au pillage , six heures de prison dans une cave !

RATON , liors de lui.

Ma femme! j'en demande pardon à votre majesté. (A part.) Si j'avais su, je me serais bien gardé de l'amener. ( Haut. ) Qu'exigez-vous de moi?

F.\ RLINI .

Que vous unissiez vos efforts aux miens pour sauver notre pays qu'on opprime et le rendre à la liberté !

RATON

Dieu merci ! on me connait; il n'y a rien que je ne fasse pour le pays et pour la liberté.

MARTHE

El p Mf être nommé bourgmestre; car c'est là ce que tu désires maintenant.

RATON

Ce que je désire , c'est que vous vous taisiez , ou sinon...

LA REI.NF , à Raton , pour le modérer.

Silence...

RATON , à demi-voix.

Parlez , madame ; parlez vite !

LA REINE

Koller, un des nôtres , vous avait instruit de nos projets d'hier ?

RATON

Du tout.

LA REINE

Ce n'est pas possible ! et cela m'étonne à un point. . .

RATON , avec impatience.

Moi aussi;... car enfin , et puisque M. Koller est un des nôtres, il me semble que j'étais le premier avec qui l'on devait s'entendre.

LA HEINE

Surtout depuis l'arrestation de votre fils.

MARTHE , poussaut nu cri.

. Arrêté ! dites-vous? mon fils est arrêté !

RATON

On a osé arrêter mon fils !

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