‹ Œuvres choisies de E. Scribe (volume 2)Chapitre 291 sur 639 · I1EMU · texte numérisé non relu

I1EMU

Je le sais.

W ALl'OLE.

Oui a fini assez mal; car Sa Majesté ne voulait rien entendre, et moi je soutenais toujours, dussé-je le répéter à la tribune, qu'en Angleterre on était libre,... (à demi-voix, et sans que Nevboroog l'entende) libre, si on le voulait, d'enlever au roi ses maitresses...

m MU.

Mon oncle î...

wm-oi.E.

Sur ce mot-là,... il m'a congédié de son cabinet, et j'ai cru que tout était fini, que tout était perdu... Mais avec un roi homme d'honneur, il y a toujours de la ressource. Il parait que depuis deui heures, et une fois le premier mouvement passé, il s'est calmé;... il a réfléchi,... il a senti que mes conseils n'étaient pas n déraisonnables; et il vient de me prévenir, par un billet très-froid et très-laconique, qu'il avait fait lever tos arrêts, et qu'il te gardait seulement prisonnier ici sur parole jusqu'à ce soir.

M I l.">i;oi t..

A la bonne heure !

W VI loi l .

A cette lettre... en était jointe une autre dont j'ignore le contenu, et qui était pour toi,... NeubOTOUg; la voici.

Ml BOBOI <•■ Donne donc... (Il la décachètl <n tremblant, et la lit avec émotion. ) WAI.I'OI.E, ;mc inquiétude.

Eh bien.'...

Ml Kl.ltull..

Ah, mon ami !...

V\ ALl'OLE.

(Ju'est-ce donc ?

NLIDOROUG.

Laisse-moi finir... Ce bon roi !... ( Lisant.) « D'après ce que j'ai « vu et surtout d'après ce que m'a dit YA alpole, je peux mettre en « vous toute ma confiance. — J'ai un important service à vous de- « mander !... Venez, je vous attends ! »

WALPOLE

Qu'est-ce que ce peut être?

NEUBOBOUG.

Tu t'en doutes bien!... et rien n'égale ma joie. Non pas tant pour la place, qui est honorable, j'en conviens, mais pour autre chose encore ;... car enfin, ton neveu est en disgrâce, moi je suis en faveur; je vais être ministre, et il m'est permis alors d'avoir pour l'avenirdes idées d'alliance,... auxquelles sans cela je n'aurais jamais osé m'arrêter.

HENRI

Ah ! je ne suis pas assez heureux pour cela... (A demi-voix, à ISeuborong.) Ce n'est pas moi qu'on aime!...

m l FîOKOlG, vivement, et à voix basse.

C'est vous !

Ml NUI.

Est-il possible !

NEI BOBOOG.

Elle me l'a avoué à moi, à son père!

ni MU , avee émotion.

Marguerite ! . . . Mais en effet,. . . son trouble. . . (H fait quelques pua rew Ncuboroog, qui vient de remonter le théâtre. )

Mi BOBO! <-. Plus tard,... plus tard;... je suis attendu... et j'ai à peine le temps de remercier cet excellent .uni a qui je dois tout. ( a Henri, mondant \v..l|>olc. ) Vous ne savez pas tout ce qu'il a fait pour moi; c'est le triomphe de l'amitié I et si, comme je le crois maintenant, j'arrive ■ni pouvoir, ce sera grâce à lui!

m mu.

Comment cela?

Mi BOBO! <•• [maginez-VOUI que ce matin nous avions un rival, un concurrent

redoutable que les Sunderland portaient au ministère...

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