‹ Œuvres choisies de E. Scribe (volume 2)Chapitre 307 sur 639 · ACTE I, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE III

M. DE MONTLtCAR, gravement.

On l'achète beaucoup.

ZOÉ, à Agathe, \ivcraent.

Non , vraiment , c'est mon mari qui le lui a envoyé.

M. DE MO.Ml.lCUt.

C'est vrai;... j'ai eu cet honneur... Et voire belle-mere, que disait-elle?

AGATHE

Oh! c'est différent,... elle parlait beaucoup,... elle s'écriait : « Voilà un homme qu'il faut nommer à l'Académie des sciences morales et politiques !... c'est la sa place : »

M. DE MONTLICAK, vivement.

Kuurité?... Quelle femme!... quel goût!... quel tact!... ( A Agathe. ) Et puis,... achevez.

i s DOMESTIQUE , entrant parla porte à gauche.

On demande à parler à monsieur, a l'instant.

M. Di: MoVlIXCAR, avec impatience.

Eh bien, qu'on attende !... Je ne suis pas un homme en place,... je ne me dois pas au public,... je ne me dois à personne,... je suis libre, indépendant.

LE DOMESTIQUE

C'est monsieur le docteur Bernardet.

M. Dl MOMI.LCAR, à part.

Ah! un des nôtres! un ami,... j'y vais;... qu'il ne s'impatiente pas. Pardon , mademoiselle , je vous laisse avec ma femme.

(11 sort eu faisant signe à sa femme , qui veut le retenir, de rester près

d'Agathe. )

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