ACTE IV, SCÈNE VI
ZOÉ , à part.
L'imprudent !
BDNOHD.
Pardon ! j'oubliais que je suis chez vous.
(Césarine, d'un air aimable, fait NgOC à Edmond de s'asseoir; celui-ci \a clierclier une cliaise au fond du théâtre, et vient s'asseoir entre Césarioo et Zoé. Tout cela s'exécute pendant l'aparté qui suit. ) BERNAltDET, près de Zoé.
Diable m'emporte si jetais pourquoi elle le protège ! car il n'est pas aimable. ( A don-voix. ) Et à moins qu'il n'y ait de l'amour sous jeu...
ZOÉ , «le même.
Peut-être bien.
BERNARDET
C'est différent, tout s'explique.
i.i IASI9E , toujours à travailler.
Ainsi, monsieur Edmond, et d'après votre aveu, vous venez ici expies pour me chercher querelle ; c'est bien.
— en».
Non , madame ; je ne croyais pas, je l'avoue , avoir le plaisir de vous rencontrer...
ci Muni .
Ce qui veut dire que ce n'est pas pour moi que vous veniez.
I DMOM).
Je m'en accuse, madame.
/ni , à part.
Maladroit !
EDMOND
J'ignore pour quelle raison madame de Montlucar m'avait écrit dfl \ enir la trouver ici.
OMA1I1IB.
Ah! Zoé vous avait écrit... d'elle-même,... sans m'en prévenir ? MM lt.
Oui, madame.
< i laaiHI , à part p a\<c satisfaction.
C'est bien; c'est de l'intelligence.
EDMOND
a pensé que mademoiselle Agathe arait quelques ordres à me
donner.
al; uni .
Moi ! monsieur?
zoé , laissant tomber à terre son peloton.
Ai- ' ma soie!
i.iliuond se baisse pour ramasser le peloton, qu'il lui rend.) ZOÉ, à demi-voix, et rapidement.
Ne parlez pas à Agathe, ne la regardez pas tant que sa bette-mère sera là.
EDMOND , de ruêine.
Pourquoi.'
ZOÉ, de même.
Parce que!
CÉsUU.NE , toujours occupée a travailler.
On assure , monsieur de Varennes, que vous vous mettez sur les rangs pour la députation de Saint-Denis.
EDMOND
J'y ai renoncé , madame.
Et pourquoi donc? vous auriez des amis...
EDMOND
J'en doute ; je n'en connais pas un qui voulut me servir.
CÉ8AB1NB.
Pas un?... voilà de l'exagération.
EDMOND
En effet , je me trompais... Il m'en est arrivé un que je ne connais pas, et que je n'ai vu qu'une fois en ma vie,... hier, à un dcjeuner chez M. Oscar... C'est, je crois, M. Dutillct qu'on le nomme,... un libraire..»
BEBNABDET, l>as, ,1 Zoc.
In des nôtres que j'ai prévenu.
EDMOND
Je le rencontre tout à l'heure dans la nie ; il vient a moi, cl me
tend la main. Quand j'ai dos loris , me dit-il , je les reconnais. Je
maintenant que de tous les candidats c'est vous qui avez le plus
de titres, et vous aurez ma \oi\; car j'ai été éclairé sur votre
compte par on ami. Et cet ami , quel e>t il ?
m i: wr.iu i , l'aTtocaol arec noblesse,
l moi , monsieur.
i DMONO , M forant, \ OUI I