‹ Œuvres choisies de E. ScribeChapitre 121 sur 414 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

BONNEMÀIN, ESTELLE.

ESTELLE

Rassurez-vous, mon cher beau-frère, dans l'instant ma sœur va paraître; la toilette avance, car M. Plaisir, le coiffeur, a presque fini.

BONREMA1S.

C'est heureux! Depuis midi qu'il tient ma femme par les chcveux... Quel terrible homme que ce Plaisir ! on ne peut pas dire qu'il ait des ailes ; j'en sais quelque chose.

Air : Ces postillons sont d'une maladresse.

Pour être beau , pour plaire à ma future, Moi , ce malin , je me suis immolé ; Car mes cheveux , rétifs à la frisure, Sans son secours n'auraient jamais bouclé : Pendant une heure on souffre le martyre , Pour qu'à la mode ils soient ébouriffés. Cent fois heureux , c'est le cas de le dire, Ceux qui sont nés coiffés !

ESTELLE

Ne vous impatientez pas , je vais vous tenir compagnie, et m'acquitler de la commission dont vous m'aviez chargée. Je sais eufin pourquoi depuis hier ma sœur vous boudait.

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