ACTE II, SCÈNE XIV
B0NNEMA1N.
Oui, je sens là battre mon cœur; C'est donc fini ; Dieu, quel bonheur!
ANTONINE
Ah ! je sens là battre mon cœur D'émotion et de frayeur !
M. et MADAME DE SAINT-ANDRÉ.
Ah ! je sens là battre mon cœur D'émotion et de frayeur !
FRÉDÉRIC et ESTELLE.
Ah I je sens là battre mon cœur , Et d'espérance et de bonheur !
LE CHOEUR
Chacun d'eux sent battre son cœur, Et d'espérance et de frayeur !
ESTELLE, au public. Ma sœur aujourd'hui se marie; Mais de vous dépend son destin.
Ah ! tachez , je vous en supplie, Que le plus beau jour de sa vie Ait encore un lendemain.
LE DOMESTIQUE , annonçant.
La voiture de la mariée!
ANTONINE , courant à sa mère.
Ah ! mon Dieu !
MADAME DE SAINT-ANDRÉ
Allons , ma tille , qu'est-ce que cela siguiQe ?
(On reprend le chœur général.) Ah ! je sens là battre, etc., etc., etc. ( Chacun se range pour laisser passer les deux époux. Bonneinaiu preud le bras de sa femme. Estelle pose un châle sur les épaules d'Antonine. Sa mère lui parle bas à l'oreille. Le père lève les veux au ciel , et fait respirer un flacon de sels à madame de Saint-André, qui est près de se trouver mal. Antoninc, en s'éloignant, jette un dernier regard sur le petit cousin, qui , placé dans un coin, porte un mouchoir à ses yeux.)
COMEDIE- VAUDEVILLE EN UN ACTE
Représentée pour la première fois, à Paris, sur le théâtre du Gymnase dramatique , le 10 ruai 1825.
BU sOCItTE AVEC M. SliZtEES.
PERSONNAGES
DELMAR, homme de lettres. Madame de MELCOCItT , nièce de
RONDON, journaliste. M. Gcrmont.
M GERMO^!"- kTançO.S, ! «"«tique, de Delmar.
SOPHIE, sa fille.
La scène se passe à Paris, dans la maison de Delmar, rue du Mont-Blanc.
Le théâtre représente un salon élégant; porte au fond, et deux portes latérales; aux côtes de la porte du fond , deux corps de bibliothèque garnis de livres , et surmontés , l'un du buste de Piron , l'autre de celui de Favnrt ; à la droite du tbéàtre , un bureau ; à gauche , une table , sur laquelle Delmar est occupé à écrire au lever du rideau.