‹ Œuvres choisies de E. ScribeChapitre 214 sur 414 · SCENE Vlir · texte numérisé non relu

SCENE Vlir

KINVILLE.

Au contraire, parlons-en, comment! un baiser!

EMMELINE

Oui , là , sur ma joue ; tu ne te rappelles pas que je me suis fâchée, et que je t'ai dit : «Charles, finissez, je le dirai à ma tante. Mais je ne lui ai jamais rien dit.

KINVILLE.

Oui, oui, je me rappelle maintenant...; je crois même que le lendemain j'ai recommencé.

Non, monsieur, du tout, puisque c'était la veillede votre départ.

lilNYlI.LE, à part.

Je respire, car j'avais peur d'avoir été trop hardi.

EMMELINE

C'est le lendemain de ce jour-là que tu es parti. Et tu te rappelles bien ce que nous nous sommes promis en nous quittant ?

KINVILLE.

Oui, sans doute.

EMMELINE, regardant en l'air.

Vous savez bien, là-haut.

RI.NVILLE , inquiet, et regardant comme elle.

Oui, là-haut , je me rappelle.

EMMELINE

Eh bien , monsieur, je n'y ai pas manqué une seule fois ; et vous ?

RINYILLE.

Ni moi non plus. (A part.) Que diable cela peut-il être ?

EMMELINE

Et toutes vos autres promesses, les avez- vous tenues de même?

KINVILLE.

De même , je vous le jure.

Page 1