SCÈNE IX
EUMEL1NE.
Je ne le vois pas à votre doigt , et vous ne deviez jamais le quitter !
F.I.YVII.l.E , embarrassé.
Je vous avoue que dans ce moment je ne l'ai pas sur moi.
AI. DERVIÈRE, à part, se frottant les mains.
A merveille ! cela va nous amener une brouille.
E'.IJILLINE.
Voilà ce que vous n'osiez pas dire ; mais je le devine maintenant, vous l'avez donné à une autre.
M. DERVIÈRE , vivement.
C'est probable.
ÎIINYILLE.
Vous pourriez supposer...
EMMELINE
Oui , monsieur, oui; c'est indigne ! j'aurais tout pardonné , vos dettes, vos créanciers, tout ce que vous auriez pu faire; mais ne pas avoir mon anneau ! c'est Fini, tout est rompu ; je ne vous aime plus.
M. DERVIÈRE.
Bravo !
Ensemble.
EMMELINE
Yir du Charmelle.
Lui que je croyais sincère , Il a trompé mon espoir ; Rien n'égale ma colère , Je ne veux plus le revoir.
Que devenir et que faire?
Quand tout comblait mon espoir.
Je me vois , dans cette affaire , Coupable sans le savoir.
H. DERVIÈRE.
Bravo ! bravo! sa colère Comble ici tout mon espoir ,
(A. Emmeline.) Je suis comme loi, ma chère, Je ne veux plus le revoir.
K1NVILLE, a M. Derviere.
Vous êtes inexorable...
(A Emmeline. ) D'ici vous me bannissez , Et pour un motif semblable?
nG LES PREMIÈRES AMOURS.
m. dervière.
Quoi! cela n'est pas assez? •
EMMCLINE.
Quand on trahit ses promesses, Quand on change lout à coup, Quand on a plusieurs mailresses...
M. DERVIÈRE.
On est capable de tout.
Ensemble.
EMMELINE
Lui que je croyais sincère , etc.
Que devenir et que faire? etc.
M. DERYIÈRE.
Bravo ! bravo ! sa colère , etc.