‹ Œuvres choisies de E. ScribeChapitre 22 sur 414 · I-OLDRET · texte numérisé non relu

I-OLDRET

Eh ! le puis-je ? quand je vois porter une main usurpatrice sur ma propriété ; car votre tête m'appartient , elle est à moi : il n'y a pas là un seul cheveu que, depuis trente ans, je n'aie frisé , pommadé et poudré, tant en général qu'en particulier; et je les verrais passer en d'autres mains ! dans les mains d'un ignorant : car ce n'est pas là un perruquier.

DESROCHES, se levant.

Précisément , je m'en doutais : et c'est pour cela que je vous prie de vous taire , et d'aller exécuter mes ordres. Vile , le fer à papillotes, et la pommade, ou je vous donue congé.

PODDBET.

0 deroier'outrage réservé à ma vieillesse ! ( A Justine. ) Et vous, mademoiselle, marchez devant moi; je ne veux pas que vous restiez ici , pour raison à moi connue. ( A Desroches. ) Vous le voulez , monsieur, je reviens dans l'instant. Moi , le doyen de la houppe ! le vétéran de la savonnette!... Dieu! quelle humiliation pour le corps des perruquiers! Courbons la tête, puisqu'il le faut. (A Justine.) Et vous, mademoiselle , marchez devant moi.

(Il sort avec Justine.)

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