SCÈNE XII
LES PRÉCÉDENTS ; DUCOUDRAI.
MADAME DUMESML.
Eh bien ! parlez vile.
DUCOUDRAI , d'un air composé.
Eh bien ! c'est manqué.
MADAME DUMESML.
Comment !
CAMILLE
11 serait vrai !
DUCOUDRAI.
Il m'a chargé , en termes très-honnêtes, de vous exprimer tous ses regrets, de vous présenter ses excuses; enfin , il parait que ce mariage ne lui convient pas , et il va partir dès que son cheval sera prêt.
MADAME DUMESNIL
Quel coup de foudre !
CAMILLE , sautant de joie.
Ah ! que je suis contente ! Maman , je vais ôter ma belle robe, n'est-il pas vrai ?
MADAME DUMESNIL
Comme tu voudras, mon enfant.
CAMILLE , sortant.
Dieu , quel bonheur ! ce ne sera pas long. SCÈNE XIII.
madame DUMESNIL, M. DUMESNIL, DUCOUDRAI , puis BAPTISTE.
M. DUMESNIL, teuant une lettre à la main.
( A Dueoudrai. ) Tiens, mon ami, puisque tu le veux absolument.
H IDAME DUMESNIL.
Qu'est-ce donc?
M. DUMESNIL
La réponse à M. de Géronville, que Dueoudrai m'a forcé d'écrire.
MADAME DUMESNIL
Est-ce que vous acceptez ?
DUCOUDRAI.
Oui , morbleu ! pour montrer à ce monsieur qu'on peut se passer de lui. (Parcourant la lettre.) « Très-honoré de votre demande , que j'accueille avec grand plaisir. «—C'est cela même. (Appelant.)
MADAME DUMESNIL
Mais songez donc qu'en envoyant cette lettre , c'est une promesse sacrée , irrévocable.
DUCOUDRAI.
C'est ce qu'il faut; sans cela, vous ne vous décideriez jamais. ( Achevaut la lettre. ) Fort bien , tu y as joint l'invitation pour venir passer la soirée ?