‹ Œuvres choisies de E. ScribeChapitre 304 sur 414 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

SANDFORT.

Alors, j'en suis fâché pour le jeune seigueur ; mais vous pouvez lui dire qu'il n'y a personne au logis. Allez.

( Le domestique va pour sortir.)

Georges , restez. Je voudrais savoir, monsieur, qui vous a permis de donner des ordres à mes gens ?

SANDFORT.

Qu'est-ce à dire, mademoiselle? Qu'est-ce que cela signifie ?

MISS MILNER

Que je suis chez moi.

SANDFORT.

D'accord. Cet hôtel vous appartient ; mais il me semhle qu'en l'absence de milord...

MISS MILNER

C'est à moi seule de commander; j'en ai le droit, et j'en use. ( Au domestique. ) Dites à lord Frédéric que je serai charmée de le recevoir. Allez.

( Le domestique sort.)

SANDFORT.

Quoi , mademoiselle! une pareille audace ! braver ainsi la défense de votre tuteur !

MISS MILNER

C'est à lui seul, et non à ses conseillers intimes, que je dois compte de ma conduite.

SANDFORT.

Vous ne connaissez point milord Elmvood ; et quand il sera instruit de ce qui se passe, car il le saura...

MISS MILNER

Je n'en doute point, et déjà, je le suppose , vous avez prépare votre rapport.

Des rapports ; et pour qui me prenez-vous ?

Air ; L'n page aimait la jeune Adèle.

Moi, des rapporîs ! vous êtes mal instruite ; Sachez, morbleu*! que le docteur Sandfort, Des gens, tout haut, peut blâmer la conduite, Mais n'a jamais su faire de rapport.

Il est des gens bien francs en apparence ,

3i6 SIMPLE HISTOIRE.

Qui lorsque , hélas ! on les blessa , Pour mieux vous perdre attendent \otre absence; Pour attaquer , moi, j'attends qu'on soit là.

( Il eutre dans l'appartement à droite. )

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