SCÈNE XI
LES PRÉCÉDENTS; M. de BREMONT, EDOUARD, en costume de voyageur.
>r. de bremont.
Nous voulions, mon cher Bertrand, assister à la fêle d'aujourd'hui , mais un ordre supérieur nous force de retourner à l'instant même à Paris.
BERTRAND
Comment, il se pourrait!... Comment, mon général , un jour comme celui-ci ! Et mon capitaine , sur lequel je comptais !
EDOUARD
C'est impossible, Bertrand; le devoir m'ordonne de partir, de rejoindre mon régiment : et tu sais mieux que personne que quand le devoir commande...
BERTRAND
C'est juste ; je ne dis plus rien.
Si je ne reste pas à tes fiançailles , je ne renonce pas pour cela au présent de noces , que j'ai le droit de te faire. Voici , avec la permission de mon père, une donation de la ferme que tiennent Pinchon et sa femme. Désormais elle t'appartient, elle est à toi.
PlNCnON , à sa femme.
Le cousin serait notre propriétaire !
BERTRAND
Y pensez-vous, mon capitaine? A nous , 4,000 livres de rente ! ah çà, mille-s-yeux ! avez-vous perdu la tête?
EDOUARD, bas, et lui serrant la main.
Et toi, as-tu perdu la mémoire? Souviens-toi de Strasbourg : accepte, et tais-toi.
M. DE BREMONT
Viens, viens, mon ami; viens, mon fils; je suis content de toi. Dans quelques années , je vous le ramène colonel.
SCRIBF. — T. H. 40
MADAME PINCHON"
Et marié ; ce qui vaut encore mieux.
FINALE
Air : Ali! quel plaisir d'être soldat (de la Dame Blanche ).
HADAltE PINCHON.
Ah ! quel plaisir d'être marié !
A votre hymen, je pense, Tout l'village sera prié ; Que d'époux de ma connaissance Avec nous diront de moitié :
Ah! quel plaisir! le v'ià marié!