‹ Œuvres choisies de E. ScribeChapitre 68 sur 414 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

LÉON"

Au contraire , madame , plus que jamais ; et si vous ue venez pas à mon secours , je suis un homme perdu !

URSULE , vivemeut.

Vous avez besoin de moi? eh bien ! monsieur, pourquoi ne pas le dire tout de suite ? Ai-je donc l'air si effrayant ? (Lui faisant signe de s'asseoir à côté d'elle.) Prenez cette chaise ; allons , venez ici , et contez-moi cela.

mort.

Eh bien , madame ! j'étais hier dans une brillante soirée , tous les jeunes gens de ma connaissance entouraient la table d'écarté ; par amour-propre , j'ai voulu faire comme eux ; pour la première fois de ma vie , j'ai joué sur parole , et j'ai perdu une somme énorme !

URSULE

Malheureux ! et combien ?

LKON.

Trois cents francs.

Tant que cela !

I liai LE, riant.

LKON.

Ce n'est rien pour vous, qui avez trente ou quarante mille livres de rente ; mais moi... Et le plus terrible, c'est qu'il faut le dire à M. Philippon , à mon tuteur. Il a si bonne opinion de moi , qu'il va se mettre dans une colère...

URSULE

Eh bien ! que puis-je faire ?

LÉON

Chargez-vous de le lui apprendre , et de plaider ma cause. Dites-lui que c'est l'usage , que tous les jeunes gens en fout autant ; je suis certain qu'il vous croira , qu'il me pardonnera.

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