LETTRE III
« Me voilà encore à vous écrire, puisque je ne puis faire autre chose que de penser à vous et de m'occuper de vous ; de vous, si occupée, si distraite, si affairée ; non pas tout à fait indifférente, peut-être, mais bien cruellement raisonnable, et raisonnant si bien ! O femme ! femme ! L'artiste sera toujours en vous plus forte que l'amante. Mais je vous aime aussi comme artiste. Il y a dans votre talent une partie de la magie qui m'a charmé. Marchez donc d'un pas ferme vers cette gloire que j'oublie ; et, s'il faut une voix pour vous crier courage, s'il faut un bras pour vous soutenir, s'il faut un corps où votre pied s'appuie pour monter plus haut, vous savez » . •
i. Voici les lettres qui restent, telles que les amis de Gérard les ont retrouvées. — (Note de l'aulenr.)