‹ Œuvres choisies de Gresset (volume 2)Chapitre 115 sur 134 · GÉRONTE ARISTE, VALÈRE · texte numérisé non relu

GÉRONTE ARISTE, VALÈRE

GÉRONTE

Le voilà bien paré! Ma foi, c’est grand hommage Que vous ayez ici perdu votre étalage!

VALÈRE

Cessez de m’accabler, monsieur, et par pitié Songez qu’avant ce jour j’avois votre amitié.

Par l’erreur d’un moment ne jugez point ma vie.

Je n’ai qu’une espérance, ahi m’est-elle ravie?

Sans l’aimable Chloé je ne puis être heureux : Voulez-vous mon malheur?

Elle a d’assez beaux veux...

Pour des yeux de province.

VALÈRE

Ah! laissez là, de grâce.

Des torts que pour toujours mon repentir efface : Laissez un souvenir...

GÉRONTE

Vous-même laissez-nous :

Monsieur veut me parler. Au reste arrangez-vous Tout comme vous voudrez, vous n’aurez point ma nièce.

VALÈRE

Quand j’abjure à jamais ce qu’un moment d’ivresse...

LE MÉCHANT

GERONTE.

Ohl pour rompre, vraiment, j’ai bien d’autres raisons.

VA LE RE

Quoi donc?

GÉRONTE

Je ne dis rien : mais sans tant de façons Laissez-nous, je vous prie, oü bien je me retire.

Non, monsieur, j’obéis... A peine je respire..,

Ariste, vous savez mes vœux et mes chagrins.

Décidez de mes jours, leur sort est dans vos mains.

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