‹ Œuvres choisies de Gresset (volume 2)Chapitre 93 sur 134 · ACTE III, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE III

Coiix qui s*y trouvent mal, ma foi, peuvent partir.

* ARISTE

Florise a de l’esprit : avec cet avantage

On a de la ressource; et je crois bien plus sage

Que vous la rameniez par raison , par douceur,

Que d’aller opposer la colère à l’humeur :

Ces nuages légers se dissipent d’eux-mômes ;

D’ailleurs, je ne suis point pour les partis extrêmes :

Vous vous aimez tous deux.

GÉRONTE

Et qu’en pense Clcon?

CLÉON

Que vous n’avez pas tort, et qu’Ariste a raison.

GÉRONTE

Mais encor quel conseil...

CLÉON

Que voulez-vous qu’on dise?

Vous savez mieux que nous comment mener Florise.

S’il faut se déclarer pourtant de bonne foi, •

Je voudrois, comnje vous, être maître chez moi.

D’autre part, se brouiller... A propos de querelle,

Il faut que je vous parle : en causant avec elle.

Je crois avoir surpris un projet dangereux,

■ Et que je vous dirai pour le bien de tous deux :

Car vous voir bien ensemble est ce que je désire.

GÉRONTE

Allons, chemin faisant, vous pourrez me le dire.

Je vais la retrouver; venez-y; je verrai.

Quand vous m’aurez parlé, ce que je lui dirai.

Ariste, permettez qu’un moment je vous quitte.

Je vais avec Cléon voir ce qu’elle médite.

LE MECHANT

Et la déterminer à vous bien recevoir;

Car de façon ou d’autre... Enûn nous allons voir.

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