ACTE III, SCÈNE IV
Ma foi, c’est trop d’honneur, monsieur, que vous lui faites. Croyez d’avance, et tout...
ARISTE
. 11 s’en est pou fallu
Que pour ce mariage on ne m’ait pas revu :
Sans toutes mes raisons, qui l’ont bien ramenée La mère de Valère étoit déterminée A les remercier.
LISETTE
Pourquoi ?
ARISTE
. . C’est une horreur
Dont je veux dévoiler et confondre l’auteur;
Et tu m’y serviras.
LISETTE
A propos de Valère.
Où croyez-vous qu’il soit?
ARISTE
Peut-être chez sa mère
Au moment où j’en parle; à toute heure on l’attend.
LISETTE
Bon I il est ici.
ARISTE
Lui?
LISETTE
Lui ; le fait est constant.
ARISTE
Mais quelle étourderie I
* LISETTE
Oh ! toutes ses mesures
Sembloîent, pour le cacher, bien prises et bien sûres
LE MÉCHANT
Il n’a VU que Cléon; et, l’oracle entenrlu.
Dans le bois près d’ici Valère s’est perdu,
^ Kt je l’y crois encor : comptez que c’est lui-môme ;
Je le sais de Frontin.
ARISTE
Quel embarras extrême!
Que faire? L’aller voir, on sauroit tout ici :
Lui mander mes conseils est le meilleur parti. Donne-moi ce qu’il faut ; hâte-toi , que j’écrive.
LISETTE
J’y vais... J’entends, je crois, quelqu’un qui nous arrive.