ACTE III, SCÈNE I. frij
Oui , brouiller des parents le jour d'un mariage, Pour prélude chasser l'époux de la maison : L'histoire est toute simple , et digne de Cléon. Plus le trait serait noir, plus il est vraisemblable.
CBLOÉ.
Il faudrait que ce fût un homme abominable : Tes soupçons vont trop loin. Qu'ai-je fait contre lui ? Et pourquoi voudrait-il m'afïliger aujourd'hui ? Peut-il être des cœurs assez noirs pour se plaire A faire ainsi du mal pour le plaisir d'en faire ? Mais toi-même pourquoi soupçonner cette horreur? Je te vois lui parler avec tant de douceur !
LISETTE
Vraiment, pour mon projet, il ne faut pas qu'il sache Le fonds d'aversion qu'avec soin je lui cache. Souvent il m'interroge , et du ton le plus doux Je flatte les desseins qu'il a, je crois, sur vous. Il imagine avoir toute ma confiance , Il me croit sans ombrage et sans expérience. Il en sera la dupe : allez , ne craignez rien : Géronte amène Ariste, et j'en augure bien. Les desseins de Cléon ne nuiront point aux nôtres : J'ai vu ces gens si fins plus attrapés que d'autres. On l'emporte souvent sur la duplicité En allant son chemin avec simplicité , Et...
frontin, derrière te théâtre.
Lisette !
lisette , à Chioé.
Rentrez; c'est Frontin qui m'appelle.