ACTE V, SCÈNE I
Je ne sais quoi me dit qu’en dépit de Cléon Nous ne sommes pas loin de la conclusion :
En gens congédiés je crois bien me connaître,
Ils ont d’avance un air que je trouve à ton maître ; Dans l’esprit de Florise il est expédié.
Grâce aux conseils d’Ariste, au pouvoir de Chloé, Valère l’abandonne. Ainsi, selon mon compte, Cléon n’a plus pour lui que l’erreur de Géronte, Qui, par nous tous, dans peu, saura la vérité. Veux-tu lui rester seul? et que ta probité... FRONTIN
Mais le quitter! jamais je n’o&erai lui dire.
LISETTE
Bon! Eh bien! écris-lui... Tu ne sais pas écrire, Peut-être ?
FRONTIN
Si, parbleu!
LISETTE
Tu te vantes?
FRONTIN
Moi? non :
Tu vas voir.
(Il et^rit.
LISETTE
Je croyais que tu signais ton nom Simplement; mais ^ant mieux: mande-lui, sans mystère,
Qu’un autre arrangeaient que tu crois nécessaire, Des raisons de famille, enfin, t’ont obligé De lui signifier que tu prends ton congé.
LE MÉCHANT
FRONTIN
Ma foi, sans compliment, je demande mes gages. Tiens, tu lui porteras...
LISETTE
Dès que tu te dégages De ta condition, tu peux compter sur moi,
Et j’attendais cela pour finir avec toi.
Valère, c’en est fait, te prend à son service.
Tu peux, dès ce moment, entrer en exercice ;
Et, pour que ton état soit dûment éclairci,
Sans retour, sans appel, dans un moment d’ici Je te ferai porter au château de Valère Un billet qu’il m’a dit d’envoyer à sa mère :
Cela te sauvera toute explication ;
Et le premier moment de l'humeur de Cléon..* Mais je crois qu’on revient.
FRONTIN
Il pourrait nous surprendre, J’en meurs de peur : adieu.
LISETTE
Ne crains rien : va m’attendre j
Je vais t’expédier,
FRONTIN, revenant sur ses pas.
Mais à propos, vraiment,
J’oubliais...
LISETTE
Sauve-toi : j’irai dans un moment T’entendre et te parler.