‹ Œuvres choisies de J. DoratChapitre 16 sur 75 · L'ÉTINCELLE · texte numérisé non relu

L'ÉTINCELLE

DONNE-MOI, ma belle maîtresse, Donne-moi, disois-je, un baiser.

Doux, amoureux, plein de tendresse., Tu n'osas me le refuser :

Mais que mon bonheur fut rapide !

Ta bouche à peine, en résistant,

I. Les Baisers, de Dorât, si célèbres et si recherchés dans les ventes, à cause des ravissantes vignettes d'Eisen, étant, en général, peu remarquables au point de vue poétique, il nous semble à propos de donner seulement les meilleures pièces du recueil. Nous agissons de même à l'égard des Contes, des Fables, des Éptlres et des Poésies diverses, en laissant de côté les Tragédies, les Comédies, les Héroïdes, les Poèmes, etc., qui nous paraissent mériter l'oubli.

LES BAISERS

Eut effleuré ma bouche avide, Elle s'en détache à l'instant.

Ainsi s'exhale une étincelle.

Oui, plus que Tantale agité, Je vois, comme une onde infidèle, Fuir le bien qui m'e«t présenté.

Ton baiser m'échappe, cruelle î Le désir seul m'en est resté.

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